Kap­pauff

Fon­da­teur de Ci­ti­zen K Ma­ga­zine

Stylist - - Le Dictateur -

Je jet­te­rai en pri­son Fran­çois Hol­lande, Ni­co­las Sar­ko­zy, Jacques Chi­rac et Valéry Gis­card d’es­taing pour avoir lais­sé la France dans cet état. Quant à Fran­çois Mit­ter­rand, il re­pose dé­jà à Jar­nac, la bien nom­mée.

J’in­ter­di­rai la té­lé­vi­sion pu­blique. Je pense que ni l’informatio­n ni le di­ver­tis­se­ment du peuple ne re­lèvent du rôle de l’état. De toute fa­çon, bien­tôt, plus per­sonne ne re­gar­de­ra la té­lé: Laurent Ru­quier pour­ra al­ler se cou­cher.

Je cen­su­re­rai toute com­mande pu­blique, Tin­der et Pierre Ar­di­ti.

Pour les femmes, la te­nue qui mé­ri­te­rait des châ­ti­ments cor­po­rels? L’uni­forme bla­zer ou le trench­pan­ta­lon­slim­es­car­pins, ma­quillage nude et che­veux lâ­chés. Le genre de mo­deuse à court d’idées qui, faute de goût, pose dans cet uni­forme avec l’am­bi­tion d’être le pa­ran­gon de LA Pa­ri­sienne. Le style rock re­bel de Monfort­l’amau­ry: au pi­lo­ri! La cra­vate est dé­jà en elle­même un châ­ti­ment cor­po­rel pour les hommes.

Je n’imposerai au­cune re­li­gion. Ni dieu ni maître. Plu­tôt mi­pute mi­sou­mise.

Mon meilleur en­ne­mi est et se­ra ma mère. En me don­nant la vie, elle m’a condam­né à mort.

Place Ven­dôme, au lieu de la co­lonne en bronze sur­mon­tée par la sta­tue de Na­po­léon et face aux mai­sons joaillière­s qui ser­tissent ce car­ré par­fait, trô­ne­ra une sta­tue de moi sur un plug en or réa­li­sée par Paul Mccar­thy.

La nou­velle ca­pi­tale se­ra Stras­bourg, siège du Par­le­ment eu­ro­péen. J’en pro­fi­te­rai pour dis­soudre le gou­ver­ne­ment fran­çais, in­utile et trop oné­reux, et je de­vien­drai dic­ta­teur de l’eu­rope.

Sous ma dic­ta­ture, il n’y au­ra plus de fonds pu­blics – les États sont in­ca­pables de gé­rer – uni­que­ment des fonds pri­vés. Donc plus rien à dé­tour­ner.

da­tés au­tomne

Ma tor­ture pré­fé­rée? For­cer mes pri­son­niers à as­sis­ter à une re­pré­sen­ta­tion du Sou­lier de sa­tin de Paul Clau­del avec Pierre Ar­di­ti.

Ma de­vise se­ra «Entre l’es­poir et le fro­mage, choi­sis­sons le fro­mage». À l’école, la lec­ture de Ci­ti­zen (et de Sty­list…) se­ra obli­ga­toire.

K

Mon gou­ver­ne­ment se­ra consti­tué d’isabelle Pas­co aux Af­faires étranges, Jack Lang au mi­nis­tère de la Condi­tion mas­cu­line, Fré­dé­ric Mit­ter­rand à La Jeu­nesse, les Bal­ka­ny à l’éco­no­mie et aux Fi­nances, DSK au Tou­risme, Joeys­tarr à la Dé­fense et Pierre Ar­di­ti en tant que Pre­mier mi­nistre.

Plus sé­rieu­se­ment, je ne gar­de­rai que les mi­nis­tères de la Po­lice, de l’ar­mée et de la Jus­tice. Sans scru­pule. À part creu­ser la dette, je ne vois pas l’uti­li­té d’un mi­nis­tère de l’éco­no­mie. Et en creu­sant la ré­flexion – et non plus la dette cette fois – le même rai­son­ne­ment s’ap­plique aux autres usines à gaz ad­mi­nis­tra­tives (ex­cu­sez le pléo­nasme).

Je dé­cla­re­rai la guerre aux che­veux cas­sants et aux pointes sèches! Et je met­trai en place l’in­ter­dic­tion des pous­settes dans les lieux pu­blics.

Mon pa­lais pré­si­den­tiel se­ra la tour Eif­fel. Et puisque ce­la me pri­ve­ra de la vue sur ce sym­bole de Paris, je fe­rai ins­tal­ler un mi­roir géant sur l’es­pla­nade du Tro­ca­dé­ro.

J’en­frein­drai la loi de l’at­trac­tion.

Je re­pren­drai les dis­cours de Wins­ton Chur­chill sans chan­ger une vir­gule. John Fitz­ge­rald Ken­ne­dy n’était pas mal non plus lors­qu’il dé­cla­ra dans son dis­cours d’in­ves­ti­ture: «Ne vous de­man­dez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais de­man­dez­vous ce que vous pou­vez faire pour votre pays.»

Mon ar­mée se­ra ha­billée en Père Noël, ça fait tou­jours rê­ver les pe­tits. Quant aux grands“père Noël”: aux or­dures, pas de ca­deaux!

“MON MEILLEUR EN­NE­MI EST ET SE­RA MA MÈRE. EN ME DON­NANT LA VIE, ELLE M’A CONDAM­NÉ À MORT”

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