DIS-MOI OUI

Stylist - - Cover Story -

De sep­tembre 2014 à mai 2015, Em­ma Sul­ko­wicz s’est ba­la­dée sur le cam­pus de Co­lum­bia, son uni­ver­si­té à New York, avec un ma­te­las sur le dos. Pas pour pré­ve­nir des crises de nar­co­lep­sie, mais pour réa­li­ser son pro­jet d’étude : Car­ry That Weight (por­ter ce poids). Abu­sée sexuel­le­ment par un ca­ma­rade, cette étu­diante en arts vi­suels a fait de son far­deau un sym­bole de la culture du viol sur les cam­pus et de l’in­dul­gence éton­nante des res­pon­sables d’uni­ver­si­té (dont les siens qui ont consi­dé­ré que son vio­leur pré­su­mé n’était pas cou­pable). Mais les mé­dias – dont le New York Mag qui lui a consa­cré sa une – se sont em­pa­rés de son his­toire. Em­ma Sul­ko­wicz est alors de­ve­nue le vi­sage des nom­breuses af­faires de viols dans les uni­ver­si­tés qui ont été ren­dues pu­bliques en 2014. Une mé­dia­ti­sa­tion qui a pous­sé Oba­ma à lan­cer une cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion pour stop­per la « to­lé­rance si­len­cieuse » à l’égard de ces crimes. Deux ans plus tard, une loi est pas­sée en Ca­li­for­nie, il existe des for­mu­laires types ou des ap­plis comme We-consent, qui per­met aux par­te­naires d’en­re­gis­trer leur nom et leur « oui » afin qu’il y ait un match de consen­te­ment. Nombre d’uni­ver­si­tés, dont en France celle de Bor­deaux

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