CHO­PER LA MAIN VERTE

En­vie d’es­ca­la­der les branches de votre arbre gé­néa­lo­gique ? Guillaume de Mo­rant, jour­na­liste spé­cia­li­sé et au­teur de La Gé­néa­lo­gie pour les nuls (First, pa­ru­tion pré­vue cet au­tomne), vous dit à quoi vous at­tendre.

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Com­bien d’an­cêtres peut-on re­trou­ver ?

Si votre fa­mille est im­plan­tée en France de­puis long­temps, il est as­sez fa­cile de re­mon­ter jus­qu’au XVIIIE siècle, avant la Ré­vo­lu­tion. Avec un peu de tra­vail, on peut al­ler sans trop de dif­fi­cul­tés jus­qu’à 1650, car les re­gistres pa­rois­siaux ont été bien conser­vés. On re­monte d’actes de nais­sance en actes de ma­riage. Si vous ar­ri­vez à écrire un arbre com­plet sur 10 gé­né­ra­tions – ce qui est très rare – vous ar­ri­ve­rez à 1024 an­cêtres.

Tout le monde se cherche un an­cêtre cé­lèbre. Vous en avez trou­vé un ?

Dans ma fa­mille, la lé­gende était que nous des­cen­dions tous du Ma­ré­chal de Vau­ban. J’ai en­quê­té et c’était vrai. J’étais tout content. Jus­qu’à ce qu’on me fasse re­mar­quer que nous étions 5 000 en France dans ce cas ! J’ai un ami qui, lui, a fait une découverte moins agréable : il des­cen­dait d’une grande li­gnée de bour­reaux.

La gé­néa­lo­gie est-elle seule­ment un loi­sir ?

C’est un loi­sir, mais c’est aus­si une en­quête ri­gou­reuse qui peut in­té­res­ser d’autres dis­ci­plines, la mé­de­cine par exemple. Une en­quête gé­néa­lo­gique sur les por­teurs du gène de la mu­co­vis­ci­dose en Nor­man­die a ain­si per­mis d’iso­ler une mu­ta­tion gé­né­tique dont tous les por­teurs étaient is­sus d’un même couple du XVIE siècle.

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