Mr Fraize

Stylist - - Contents - Par Pau­line Bru­lez - il­lus­tra­tion Mer­cedes De­bel­lard

Plon­gée sans filtre dans son his­to­rique de na­vi­ga­tion in­ter­net

Aus­si ab­surde que tou­chant, Mr Fraize se prête au jeu du ci­né­ma de­puis deux ans (meilleur per­son­nage se­con­daire se­lon notre ju­ry per­son­nel dans Pro­ble­mos l’an der­nier et dans Au Poste cet été) tout en conti­nuant à bluf­fer les salles de spec­tacle avec son per­son­nage d’in­adap­té tai­seux.

Quelle est la der­nière page que vous avez vi­si­tée ?

Celle de Sty­list. Moi qui pen­sais traî­ner pas mal dans le mé­tro, je ne connais­sais même pas le ma­ga­zine.

Le der­nier pro­fil Fa­ce­book que vous avez stal­ké ?

D’abord, j’ai dû al­ler voir ce que vou­lait dire « stal­ker » pour pré­pa­rer cette in­ter­view. Et là, en l’oc­cur­rence, je stalke les gens qui m’in­sultent sur les réseaux so­ciaux, ça me per­met de faire le tri.

La der­nière vi­déo vi­rale que vous avez ma­tée (mais sans le dire à per­sonne) ?

C’était la vi­déo de ce prêtre qui gifle un en­fant pen­dant son bap­tême parce qu’il pleure. C’était dingue de voir cet homme qui semble vivre au XVE siècle, et sur­tout qui n’a au­cune idée qu’il pour­rait être fil­mé.

La der­nière fois que vous avez consul­té vos comptes ban­caires ?

Comme tout le monde, c’était à la ren­trée, une fois que les im­pôts ont été dé­duits, pour voir si ça passe ou pas. De­puis que je fais du ci­né et du théâtre et que je gagne un peu de po­gnon sans rien faire, je fais gaffe.

Votre der­nière vi­rée d’an­goisse sur Doc­tis­si­mo ?

Pour moi, l’an­goisse ré­side dans le fait même de se re­trou­ver sur ce site. Je l’ap­pelle An­gois­sis­si­mo.

Le ser­vice que vous avez de­man­dé sur les réseaux ?

Je de­mande aux gens de sor­tir de chez eux. Je trouve ça chouette d’in­fluen­cer les autres à être cu­rieux. Pas for­cé­ment pour voir mon spec­tacle, mais sur­tout pour rap­pe­ler que l’offre cultu­relle que l’on a en France est un vé­ri­table luxe.

La vi­déo que vous avez re­gar­dée beau­coup trop de fois ?

Je suis un Co­lum­bo ad­dict, un Co­lum­bo­phage. Pe­ter Falk a quelque chose du clown qui m’ins­pire et je re­garde cette sé­rie dès que je n’ar­rive pas à trou­ver le som­meil.

La pub ci­blée qui vous a mis la honte ?

J’ai pas honte d’être un consom­ma­teur même si comme beau­coup d’entre nous, je suis, à un cer­tain de­gré, ad­dict à la consom­ma­tion. Mais c’est vrai que je suis gê­né lorsque je re­çois une pub pour une paire de chaus­sures alors que j’en ai dé­jà huit. La honte c’est de vou­loir plus quand on a dé­jà beau­coup.

Qu’est-ce qui peut vous faire pas­ser en na­vi­ga­tion pri­vée ?

Quel­qu’un de ba­lèze en in­for­ma­tique parce que je ne sau­rais pas le faire seul.

L’in­fo que vous avez fait sem­blant de sa­voir mais que vous avez dû vé­ri­fier après ?

Je suis al­lé sur l’île de la Réunion et on m’a dit que le vol­can était en­core ac­tif. Quand j’y suis mon­té, je n’ai vu qu’une fu­mée qui res­sem­blait à une fin de barbecue. J’ai dû vé­ri­fier que je ne m’étais pas trom­pé d’en­droit.

La der­nière fois que vous avez ta­pé « nu » après le nom d’une star sur Google ?

Noo­mi Ra­pace, cette femme fait par­tie de mes muses. Mais bien sûr, quand on tape « nue », on ne trouve rien. Même pas un bout de sein.

La phrase la plus ab­surde que vous avez ta­pée dans Google ?

Il y a des gens qui tapent des phrases en­tières dans Google ?

Le truc que vous ai­me­riez ne pas voir quand vous goo­glez votre nom ?

Même si je m’y fais avec mes spec­tacles, j’ai­me­rais ne pas voir ma tête. Je suis tou­jours dé­çu. Le cou et les épaules ça va, mais la tête, ja­mais.

Com­bien de fois vous goo­glez-vous par mois ?

J’ai un peu honte mais en­vi­ron quinze fois par mois. En plus, j’ai une alerte mais je ne lui fais pas confiance.

Le code se­cret le plus dé­bile que vous avez eu ?

« La­pin10 ». En­suite j’ai chan­gé pour « la­pin12 » mais ça n’avait plus de sens.

Quelle est la der­nière adresse que vous avez ta­pée sur Google Maps ?

C’était l’adresse d’un os­téo­pathe à la Réunion. Je l’avais pré­ve­nu d’y al­ler mol­lo parce que je jouais sur scène le soir-même mais je suis res­sor­ti en ayant plus mal que quand je suis ren­tré.

SUR SCÈNE TOUS LES MAR­DIS ET MER­CRE­DIS À 21H30 JUS­QU’AU 21 NO­VEMBRE À L’EU­RO­PÉEN (5, RUE BIOT, PA­RIS-17E).

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