PRÔ­NER LE CONFORT À TOUT PRIX

Stylist - - Décryptage -

La stra­té­gie : vous avez vé­cu votre der­nier long-cour­rier comme une séance de tor­ture (oreilles bou­chées, pro­mis­cui­té, mau­vaises odeurs…), le tout en­gon­cé.e dans votre jean slim dans le­quel vos cuisses et vos mol­lets gon­flaient à vue d’oeil. La pro­chaine fois, his­toire d’at­té­nuer la dou­leur, prô­nez le confort en en­fi­lant un jog­ging et un sweat-shirt, avec un ipad dif­fu­sant la der­nière sai­son de Game of Th­rones. Net­flix & Chill, oui, mais à 10 000 mètres d’al­ti­tude.

La preuve : cer­taines com­pa­gnies trans­mettent au­jourd’hui sur leur site les rè­gle­ments et dress codes à adop­ter pen­dant leurs vols. Dans son « AA Tra­vel Po­li­cy and Dress Code » la com­pa­gnie American Air­lines dé­clare : « Chez American Air­lines, nous sommes fier.ère.s d’avoir l’un des dress codes les plus dé­con­trac­tés de l’in­dus­trie qui vous offre beau­coup plus de li­ber­té et de flexi­bi­li­té. » « Glo­ba­le­ment, la ma­jo­ri­té des pas­sa­ger.ère.s conservent une te­nue cor­recte, in­dique Gilles*, com­man­dant de bord chez Air France. Les seuls cas rédhi­bi­toires in­ter­viennent quand le.la voya­geur.euse est ma­lade, al­coo­li­sé ou cras­seux. »

Le risque : en mars 2017, deux pas­sa­gères d’un vol Uni­ted Air­lines aux États-unis au dé­part de Den­ver se sont vu re­fu­ser l’ac­cès à bord parce qu’elles por­taient des leg­gings. En ré­ponse à l’in­ci­dent, la com­pa­gnie a ré­pon­du sur Twit­ter : « Uni­ted se réserve le droit de re­fu­ser des pas­sa­ger.ère.s qui ne sont pas ha­billé.e.s conve­na­ble­ment. » En ef­fet, la charte de la com­pa­gnie disponible sur son site in­ter­net sti­pule que « les te­nues res­sem­blant à des py­ja­mas ou des sous-vê­te­ments ne sont pas ac­cep­tées en cabine »…

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