IL ÉTAIT UNE FOIS

Les mondes fée­riques à portée de RER, ça n’existe pas qu’à Marne-la-val­lée.

Stylist - - Culturist -

Si elle a pro­duit ces der­nières an­nées quelques bonnes sé­ries té­lé, l’an­ti­ci­pa­tion peine à s’ins­tal­ler au théâtre. Quelques es­sais, par-ci par-là, dont le France-fan­tôme de Ti­phaine Raf­fier, re­pris en mai pro­chain à l’odéon, reste une des ten­ta­tives les plus abou­ties. Alors voir s’y frot­ter Joël Pom­me­rat, l’un des met­teurs en scène fran­çais les plus im­por­tants de sa gé­né­ra­tion, est dé­jà un évé­ne­ment en soi. Dans une de ces scé­no­gra­phies épu­rées dont il a le se­cret, ha­billées uni­que­ment de sa­vants jeux de lu­mières, c’est entre eux et face à une pre­mière forme d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle que de jeunes ados se fraient un che­min vers l’âge adulte en s’in­ter­ro­geant sur ce qu’ap­par­te­nir à l’es­pèce hu­maine peut bien vou­loir dire. Mal­gré son titre, Contes et lé­gendes se place moins dans la li­gnée de ses adap­ta­tions de Cen­drillon ou Pi­noc­chio que dans celle de ses der­nières ex­plo­ra­tions de l’es­prit hu­main, qu’il s’agisse de couples à la li­sière de l’iné­luc­table sé­pa­ra­tion ou de ré­vo­lu­tion­naires dé­cou­vrant les rouages de la po­li­tique mo­derne (sa triom­phale der­nière créa­tion Ça ira (1) fin de Louis). Black Mir­ror a de quoi trem­bler. A.J.-C. Contes et lé­gendes de Joël Pom­me­rat avec Pres­cil­lia Ama­ny Koua­mé, Jean-edouard Bod­ziak, Elsa Bou­chain, du 9 jan­vier au 14 fé­vrier au Théâtre Nan­terre-aman­diers.

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