Le come-back des sé­ries cultes des an­nées 1990 et 2000

À la té­lé­vi­sion, rien ne se perd, tout se re­cycle ! De nom­breuses fic­tions qui ont fait notre bon­heur il y a une ou deux dé­cen­nies re­viennent prendre leurs quar­tiers sur le pe­tit écran.

TÉLÉMAGAZINE - - SÉRIES - PAR BÉNÉDICTE FLYE SAINTE MA­RIE

Il flotte dans l’air comme un par­fum vin­tage. L’un après l’autre, les feuille­tons que l’on a ado­rés au­tre­fois connaissent une se­conde vie, avec en prime leurs in­ter­prètes d’ori­gine. Après X-Files res­sus­ci­té en 2016 et Pri­son Break ex­hu­mé au prin­temps 2017, c’est ain­si la pé­tu­lante Ro­seanne, ini­tia­le­ment dif­fu­sée entre 1988 et 1997, pé­riode du­rant la­quelle elle a vu dé­bu­ter des étoiles d’Hol­ly­wood comme Leo­nar­do DiCa­prio, qui re­fait sur­face en terre ca­tho­dique. « Les joies et les dif­fi­cul­tés des Con­ner sont aus­si ac­tuelles et drôles au­jourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque et per­sonne ne peut évo­quer notre Amé­rique mo­derne comme Ro­seanne » , a ex­pli­qué dans un com­mu­ni­qué Chan­ning Dun­gey, la pré­si­dente d’ABC En­ter­tain­ment, lors­qu’elle a an­non­cé la re­lance de cette sit­com qui met en scène Ro­seanne Con­ner, son ma­ri Dan et leurs quatre en­fants, une drôle de tri­bu qui a per­pé­tuel­le­ment du mal à bou­cler ses fins de mois. Quitte à sus­ci­ter la po­lé­mique, cette nou­velle mou­ture fait de son hé­roïne une fer­vente sup­por­trice de Do­nald Trump. « J’ai tou­jours es­sayé d’en faire un re­flet vrai de la so­cié­té dans la­quelle on vit », a dé­cla­ré en jan­vier lors d’un ga­la Ro­seanne Barr, son ac­trice star qui en est éga­le­ment la scé­na­riste,

ex­pli­quant aus­si que « la moi­tié des gens ont vo­té Trump et l’autre n’ont pas vo­té pour lui, donc c’est réa­liste. Et ce sont les gens de la classe ou­vrière qui l’ont élu, donc j’ai pen­sé que c’était un su­jet qui de­vait être abor­dé ». Ce n’est pas la contro­verse mais le suc­cès qui font au­jourd’hui par­ler de Will & Grace, autre grande re­ve­nante. Lors de sa dif­fu­sion sur NBC en sep­tembre der­nier, le pre­mier épi­sode des aven­tures de Grace, Will, Jack et Ka­ren, les per­son­nages in­car­nés par De­bra Mes­sing, Eric McCor­mack, Sean Hayes et Me­gan Mul­la­ly, a réa­li­sé un in­croyable score d’au­dience puis­qu’il a ras­sem­blé pas moins de 10,2 mil­lions d’afi­cio­na­dos, dont une large pro­por­tion de jeunes té­lé­spec­ta­teurs qui n’avait sû­re­ment ja­mais vu la ver­sion ori­gi­nelle. Ce qui en fait la plus belle per­for­mance réa­li­sée par une sit­com sur cette chaîne de­puis 2011 ! Quant à La fête à la mai­son, autre pro­duc­tion ico­nique de la fin des Ni­ne­ties, c’est Net­flix qui l’a re­mise dès 2016 au goût du jour, avec tous les co­mé­diens qui y fi­gu­raient vingt ans au­pa­ra­vant, ex­cep­tées les soeurs Ma­ry-Kate et Ash­ley Ol­sen. Cette ré­jouis­sante vague de nos­tal­gie n’est pas près de s’éteindre puis­qu’on ver­ra bien­tôt re­dé­bar­quer éga­le­ment Dingue de toi, tou­jours por­tée par He­len Hunt et Paul Rei­ser, dont l’in­trigue de­vait re­prendre après l’en­trée à l’Uni­ver­si­té de Ma­bel, la fille des deux pro­ta­go­nistes prin­ci­paux, dé­sor­mais âgée de 17 ans… Et le monde au­dio­vi­suel va même cher­cher son ins­pi­ra­tion en­core plus loin dans le temps : le re­make de Ma­gnum, qui s’est ar­rê­tée en 1988, est ac­tuel­le­ment en tour­nage sous la di­rec­tion de Jus­tin Li, le réa­li­sa­teur des Fast and Fu­rious 3 à 6, mais sans le mous­ta­chu Tom Sel­leck, qui à soixante-treize prin­temps a cer­tai­ne­ment été ju­gé trop âgé pour re­prendre son rôle… C’est Jay Her­nan­dez qui a été choi­si pour lui suc­cé­der.

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