L’IN­TER­VIEW

Sté­phane Bern

TÉLÉMAGAZINE - - SOMMAIRE - PAR FRÉ­DÉ­RIC JARREAU

Pou­vez- vous nous dire quel est l’es­prit de nou­veau ren­dez-vous ?

Avec Delphine Er­notte, la pa­tronne de Fran­ce­té­lé­vi­sions, on a cher­ché une for­mule pour ac­com­pa­gner la « Mis­sion pa­tri­moine » dont je m’oc­cupe, avec le fa­meux lo­to. Le pro­gramme court est la meilleure for­mule. Et l’angle, c’est « un site, une per­sonne » !

Êtes-vous sa­tis­fait de l’en­goue­ment sus­ci­té par cette cam­pagne à l’oc­ca­sion des Jour­nées du pa­tri­moine ?

Il y a eu un in­té­rêt cer­tain, mais on sur­tout par­lé des ti­ckets à grat­ter et beau­coup moins du ti­rage du lo­to en lui- même, qui coû­tait moins cher ! C’est in­croyable ! On a dit sur les ré­seaux so­ciaux que c’était une forme d’im­pôt. Cer­tai­ne­ment pas ! J’au­rais pu sug­gé­rer au pré­sident de la Ré­pu­blique de créer un vé­ri­table im­pôt comme dans d’autres pays, et là ce n’est pas le cas.

Vous aviez lais­sé en­tendre fin août que vous pour­riez aban­don­ner votre fonc­tion au sein de la « Mis­sion pa­tri­moine ». Il vous sem­blait alors que les choses n’avancent pas…

Ce coup de gueule a été ren­du pu­blic dans la presse au cours de l’été, alors que j’ai don­né l’in­ter­view plu­sieurs se­maines au­pa­ra­vant, bien avant le dé­part de Ni­co­las Hu­lot du gou­ver­ne­ment. On a ten­té de rap­pro­cher ces deux évé­ne­ments qui n’ont rien à voir en­semble. Le pa­tri­moine, c’est ma rai­son d’être. Je pour­rais faire comme beau­coup, tra­vailler, prendre l’ar­gent, tout gar­der pour moi et ne rien faire pour le bien com­mun. Moi, je mets tout ce que je gagne dans la pré­ser­va­tion des vieilles pierres.

Un mot sur Se­crets d’his­toire, dont les au­diences sont res­tées stables cet été sur France 2. Quel bi­lan en ti­rez-vous ?

On a passé une su­perbe saison. Mais là en­core, on a cher­ché à m’ac­cu­ser. Là, c’était de fa­vo­ri­ser trop sou­vent les por­traits fé­mi­nins. Ma­rie de Mé­di­cis, Ma­rie Stuart, Aga­tha Ch­ris­tie… C’est ab­surde. La seule chose qu’on peut reprocher, mais je n’y suis pour rien, c’est le fait de mé­lan­ger les in­édits et les re­dif­fu­sions. Les té­lé­spec­ta­teurs ne savent plus où on en est.

Et vous, où en êtes vous ?

Je viens de tourner un nou­veau nu­mé­ro de La fa­bu­leuse his­toire de… et un autre de Lais­sez- vous gui­der avec Lorànt Deutsch : nous sommes cette fois au temps de la Ré­vo­lu­tion et on re­dé­couvre le Pa­ris de l’époque : la Bas­tille, le Temple…

Et que de­vient le pro­jet de ma­ga­zine européen pour France 2 ?

Il ne va pas tar­der. Quand je com­mente l’Eu­ro­vi­sion, ça marche fort. Quand je fais mes Es­ca­pade à Vienne ou bien à Lis­bonne, les té­lé­spec­ta­teurs sont aus­si là. Donc on m’a confié le soin de par­ler de l’Eu­rope, mais de fa­çon di­ver­tis­sante. Ce se­ra un ma­ga­zine cultu­rel, dif­fu­sé le sa­me­di après-mi­di, mais pas chaque se­maine. Pas fa­cile pour fi­dé­li­ser le pu­blic !

On l’a bien vu avec Code pro­mo, l’an der­nier, le di­manche après-mi­di…

Oui, au-de­là du fait que ce n’était pas tou­jours très drôle ! L’ÉMIS­SION PA­TRI­MOINE 20H35 LUNDI AU VEN­DRE­DI

Sté­phane Bern

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