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Cap Horn : Ar­naud Du­cret joue l’aven­tu­rier

TÉLÉMAGAZINE - - SOMMAIRE - PAR MAR­TINE TOUHET MIKE HORN

Dans À l’état sau­vage, Mike Horn em­me­nait une per­son­na­li­té faire un pé­riple de sur­vie. « C’était un lion dans une cage et il fal­lait obli­ga­toi­re­ment lui ou­vrir la porte pour qu’il s’épa­nouisse » , pré­cise la pro­duc­tion. Ce concept, adap­té d’une émis­sion amé­ri­caine du Bri­tan­nique Bear Grylls ne le sa­tis­fai­sait plus du tout et il a dit stop. « Soit j’ar­rê­tais la té­lé­vi­sion, soit je fai­sais quelque chose de plus au­then­tique. Bear Grylls n’est pas un aven­tu­rier mais c’est un bien meilleur ani­ma­teur que moi, af­firme Mike Horn. Com­ment être soi si un pro­gramme ne vient pas en­tiè­re­ment de moi ? Je veux res­ter qui je suis et faire les choses qui me semblent im­por­tantes. Dans Cap Horn, je sur­veille beau­coup moins, je dis juste : suis-moi ! » Mike Horn na pas conçu une « vi­rée » spé­ci­fi­que­ment pour Ar­naud Du­cret comme il avait pu le faire pour d’autres au­pa­ra­vant. Cette fois, l’ex­plo­ra­teur pour­suit son tour du monde et nous en fait par­ta­ger une étape. L’aven­ture du co­mé­dien dé­marre par un en­traî­ne­ment in­ten­sif en Suisse, là ou vit Mike Horn : « Mes en­vies d’ex­plo­ra­tion naissent chez moi et je vou­lais mon­trer ça aux té­lé­spec­ta­teurs. Ce sont mes filles [fil­mées elles-aus­si, NDLR] qui font toutes les re­cherches et me donnent la li­ber­té de par­tir ou non. Jus­qu’à pré­sent, elles n’ont ja­mais dit non. » Les re­trou­vailles des deux hommes aux Phi­lip­pines ont eu lieu en pleine mer et sous l’eau. « La pre­mière fois, en Suisse, il me donne ren­dez-vous sous un pont à 60 m au-des­sus du vide, la deuxième fois c’est sous l’eau. C’est ça les ren­dez-vous à la Mike Horn » , pré­cise le co­mé­dien, qui ajoute : « Je sens que je vais mor­fler. » Et il ne croit pas si bien dire car il s’agit d’une ex­pé­di­tion pro­fes­sion­nelle. Étu­dier les cartes, tra­ver­ser une jungle hos­tile,

“AR­NAUD A ÉTÉ UN PAR­TE­NAIRE IDÉAL, TOU­JOURS TRÈS MO­TI­VÉ ” MIKE HORN

es­ca­la­der des falaises, na­vi­guer en pleine nuit, ex­plo­rer les fonds ma­rins, na­ger avec un re­quin-ba­leine, dis­cu­ter avec les lo­caux dans des vil­lages per­dus, c’est ça le quo­ti­dien de l’ex­plo­ra­teur, et pas ques­tion pour ce der­nier de faire du ba­by-sit­ting. Men­tal d’acier et force phy­sique, Mike Horn n’en at­tend pas moins de son « in­vi­té », d’au­tant qu’il ne se­ra pas tou­jours à ses cô­tés. Pour conclure l’aven­ture et afin qu’Ar­naud Du­cret puisse res­sen­tir à 100 % les émo­tions, l’ex­plo­ra­teur a dé­ci­dé de le lais­ser seul pen­dant quelques heures faire une tra­ver­sée en ba­teau à voile. « Tu vas prendre tes dé­ci­sions et il faut juste res­ter calme », lui ex­plique Mike Horn. Mais Ar­naud Du­cret tombe à l’eau et est re­mor­qué par un ba­teau à mo­teur.

N’est pas Mike Horn qui veut ! Peu im­porte, l’aven­tu­rier est très fier de sa re­crue : « Ar­naud a été un par­te­naire

idéal, tou­jours très mo­ti­vé. » Son tour du monde n’est pas fi­ni et il y a fort à pa­rier que Mike Horn convie­ra d’autres per­son­na­li­tés à l’ac­com­pa­gner quand une es­cale s’y prê­te­ra. L’aven­tu­rier

rê­ve­rait d’avoir Sé­bas­tien Cha­bal à ses cô­tés. Et si on lui de­mande si avec des hommes po­li­tiques, ce se­rait

pos­sible, il ré­pond : « Je pense que Sar­ko, c’est un bon can­di­dat pour ce genre de pé­riple. » Et pour­quoi pas un in­con­nu ? « C’est moi l’in­con­nu dans ce pro­gramme et j’in­vite des stars. »

Le pro­jet Pole2Pole de Mike Horn consiste en un tour du monde de 42 000 km en deux ans en pas­sant par les deux pôles. Il de­vrait s’ache­ver par la tra­ver­sée de l’océan Arc­tique en fin d’an­née.

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