L’INTERVIEW

Ma­rianne James

TÉLÉMAGAZINE - - SOMMAIRE - PAR SAN­DRA KARAS

Com­ment vous êtes-vous re­trou­vée à jouer les an­ti­quaires ex­cen­triques dans Mon­ge­ville ?

Je ve­nais d’ap­prendre que je ne fai­sais pas l’Eurovision. Je gro­gnais dans mon coin, j’étais vexée comme un pou. Et c’est là, en l’es­pace de deux se­maines, que j’ai re­çu le scé­na­rio de Ni­na et ce­lui de Mon­ge­ville.

Pour­quoi avoir tant at­ten­du pour mettre un pied en fic­tion ?

On me l’a tel­le­ment ra­re­ment de­man­dé. Le peu de fois où j’ai lu des pro­jets c’était pour jouer des pros­ti­tuées. Je ne vou­lais pas com­men­cer par ça parce que je sais que les pre­mières fois comptent pour tou­jours. La preuve, on me parle en­core d’Ul­ri­ka Von Glott qui m’a fait connaître sur scène.

Est- ce in­ti­mi­dant d’in­té­grer une équipe dé­jà sou­dée de­puis plu­sieurs an­nées ?

Ils sont tous tel­le­ment ac­cueillants ! Je m’en sou­vien­drai de ce tour­nage. Je re­gar­dais Fran­cis Per­rin, et je voyais l’homme de théâtre de­ve­nir aqua­rel- liste, jouer la nuance, tra­cer un trait sans le for­cer, c’était for­mi­dable. Et elle : Gaëlle Bo­na ! Elle m’ar­rive à la hanche, pour­tant c’est elle qui m’a le plus in­ti­mi­dée. Elle a un re­gard et une pré­sence in­croyables. Ce duo c’est du ca­viar. Quant à Bé­né­dicte Del­mas, la réa­li­sa­trice, elle est bluf­fante. Il faut voir com­ment l’équipe est sou­dée au­tour d’elle. Et puis, c’est une su­per di­rec­trice d’ac­teur, elle m’a ame­née exac­te­ment où elle vou­lait.

Onze ans après Nou­velle Star, vous de­ve­nez ju­rée d’In­croyable ta­lent sur M6. Pour­quoi avoir rem­pi­lé ?

D’abord parce que c’est une belle émis­sion et que je connais la chaîne et le pro­duc­teur. Je me sens en fa­mille. Et puis, ne nous voi­lons pas la face, la té­lé mé­cène mon art. Je pars en tour­née en dé­but d’an­née avec Ta­tie Jam­bon, mon nou­veau spec­tacle. On me voit dans In­croyable ta­lent, ça sert de pas­se­relle pour la scène. Ce­la étant, je n’au­rais pas ac­cep­té n’im­porte quelle émis­sion. Il y a du ni­veau, de l’hu­main, de la di­ver­si­té, j’aime mes par­te­naires et la can­tine est su­per bonne ! J’es­père qu’ils vou­dront bien de moi l’an­née pro­chaine.

Mais c’est quand même sur scène que vous êtes la plus épa­nouie non ?

Avec Ta­tie Jam­bon*, je re­çois tel­le­ment d’amour du public. À la fin du spec­tacle, ils viennent s’ag­glu­ti­ner au­tour de mes jambes comme des grappes de rai­sin. Ils ont l’im­pres­sion de voir la Mère Noël. C’est la cocaïne de l’âme ! Ça ta­pisse mon coeur de pe­tits du­vets. Quelque chose en moi est com­blé. * in­for­ma­tion et ré­ser­va­tion : http:// ta­tie-jam­bon.com

Ma­rianne James

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