ce que le fes­ti­val nous a ap­pris le 12 mai

Technikart - SuperCannes - - L'itw -

4° C’est plus sym­pa de voir les films à Cannes quand même. « Girl » de Lu­kas Dhont (Un cer­tain re­gard) Lors de sa confé­rence de presse pa­ri­sienne, Thierry Fré­maux avait été clair : « Les at­ta­chés de presse peuvent vous mon­trer les films avant le Fes­ti­val. » Ce­la per­met de ga­gner un temps fou pour la pré­pa­ra­tion de ce beau quo­ti­dien, mais est-ce qu’on les re­garde mieux rue Mar­beuf ou dans l’am­phi­théâtre Lu­mière ? On a fait le test avec Girl. Un des jour­na­listes du Su­per-Cannes avait su­bi le film à Pa­ris. Dans un si­lence de mort, il avait pas­sé la pro­jo à se tordre le bide (une gas­tro) et à pouf­fer d’en­nui (le film). À Cannes, autre am­biance. La salle est pleine (on écope d’un stra­pon­tin), ten­due à cra­quer, Be­ni­cio del To­ro en cas­quette fait des signes à ses co­pains et on passe la pro­jo à cô­té d’une spec­ta­trice qui vit le film… in­ten­sé­ment (« Ah mais c’est hor­rible ! » « Non, pas ça ! », « mais, il va quand même pas se cou­per le sexe ? » « Rhoooooo »). Du coup, on avait aus­si mal pour le per­son­nage que, ré­tros­pec­ti­ve­ment, pour notre col­lègue. Dans les deux cas, le film au­ra été se­con­daire. Mais à Cannes, on se sou­vien­dra au moins de la séance.

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