7° Un ami ça sait vous ras­su­rer

ce que le fes­ti­val nous a ap­pris le 15 mai

Technikart - SuperCannes - - Édito -

Bi Gan, très Cer­tain re­gard, la­by­rinthes de la nuit et du souvenir, vo­lutes de fu­mée et élu­cu­bra­tions néo-néo-noires, entre rêve et réa­li­té, quelque part entre Soy Cu­ba et « Je suis Wong Kar-wai » par un fan en­ni­vré de Ho­ly Mo­tors. De l’autre cô­té des lu­nettes, on part dans la na­celle et on s’en­fonce dans… un som­meil pa­ra­doxal. C’est l’en­nui qui est as­tral, comme une béance exis­ten­tielle au plus pro­fond de ces so­li­tudes que de­viennent par­fois les pro­jos can­noises, entre un Chi­nois qui écrit ses mails et une dame qui ronfle. Mal aux cer­vi­cales, on n’a rien com­pris à ce truc, rien, pas une voix off poè­te­poète, pas une image, pas une idée. In­ter­dit, ha­gard, on en­tend les ap­plau­dis­se­ments ébau­bis, et on se perd en conjec­tures. WTF ? Se­rait-on pas­sé à cô­té ? Et puis notre ami double in­ver­sé Jean-Ja­cky Gold­berg pointe sa barbe sal­va­trice sur twit­ter : « His­to­rique ! Pour­quoi c’est pas en com­pèt’, dé­jà ?? J’y re­tourne à 16h45 ». À chaque fois qu’il nous fait le coup, JJG ( jay­jay­gee en an­ge­li­no), on a la confir­ma­tion que ce n’est pas qu’on n’a rien com­pris, c’est juste qu’on n’a pas ai­mé. De toute fa­çon, à 16h45, on n’était pas libre.

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