« L’HYP­NOSE CRÉE UN ÉTAT MEN­TAL OP­TI­MAL »

NOTRE RE­POR­TER A TES­TÉ LA DMT AVEC L’AIDE D’UN NEU­RO- CHA­MAN. SOUS HYP­NOSE, C’EST MIEUX ?

Technikart - - GON­ZO -

Dans cer­taines études, des mé­de­cins ne considèrent pas la DMT comme une drogue. Ç'en est une se­lon toi ?

Ar­naud, neu­ro-cha­man : Oui, dans le sens où c’est une mo­lé­cule qui al­tère les fonc­tions cé­ré­brales. Mais nous sommes constam­ment « sous DMT », c’est un neu­ro­trans­met­teur en­do­gène !

En Ama­zo­nie, les cha­mans ac­com­pagnent les usa­gers dans leur prise d'aya­huas­ca… Il faut faire pa­reil avec la DMT ?

Contrai­re­ment à l’aya­huas­ca qui dure plu­sieurs heures, l’ef­fet de la DMT ne dure que quelques mi­nutes, une quin­zaine tout au plus. Un trip ra­pide, in­tense, qui rend pos­sible un usage ré­créa­tif, sans ac­com­pa­gne­ment, sans risque de se perdre.

Mais tu pro­poses des « séances cha­ma­niques mo­dernes ».

L’hyp­nose crée un état men­tal op­ti­mal : apai­sé, sans pen­sées pa­ra­sites, comme dans une mé­di­ta­tion pro­fonde. Ce­la crée un cadre, qui rem­place un ri­tuel cha­ma­nique com­plexe. L’in­cons­cient est éveillé, l’in­tros­pec­tion ai­sée et le trip al­lon­gé ; il est aus­si plus riche et on peut en ex­traire des in­for­ma­tions et des sou­ve­nirs grâce à l’écri­ture au­to­ma­tique, par exemple. En prendre sans hyp­nose, c’est perdre un vo­let im­por­tant, un vo­let plus spi­ri­tuel que spec­ta­cu­laire.

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