ICE, ICE, BA­BY ?

ON A VOU­LU SA­VOIR QUELS ÉTAIENT LES EF­FETS DE L’ICE, ON A DE­MAN­DÉ À UN POTE CONNAISSEUR.

Technikart - - STORY -

Charles : « Je suis po­ly­toxi­co­mane, je prends de tout. Pen­dant mes cinq ans à Bang­kok, j'ai vu com­ment l'ice est ar­ri­vée en 2007 comme on fume un joint en France. J'ai pas­sé trois jours et quatre nuits à en prendre, ça a été ex­trê­me­ment violent. Je com­pa­re­rais ça au speed­ball, on est sur quelque chose qui est à la fois hy­per re­laxant et qui te tiens éveillé trois, quatre jours, sans dor­mir, sans man­ger. C'est ce que prennent les filles là-bas, sur­tout les trans­sexuelles pour faire les “3-8”, pour faire du­rer le client. Ni­veau ad­mi­nis­tra­tion, il ne

faut sur­tout pas l'in­jec­ter si­non ça te dé­truit la peau. C'est un peu comme l'opium, si tu mal­traites le pro­duit, il est ex­trê­me­ment vo­la­tile et tu le perds. C'est peu cher, 4 à 5 dol­lars le gramme. Tu prends un sty­lo Bic, que tu di­vises, tu mets la poudre de­dans et tu l'as­pires. Contrai­re­ment à l'hé­ro, l'ice est un ex­ci­tant sexuel. Ça te met hor­ny, dans un mood. Ça peut du­rer des heures et des heures, voire des nuits. J'ai eu la pire des­cente que j'ai eue de ma vie. Ima­gine ta pire des­cente, mul­ti­plie-la par 1 000 ou 2 000… et t'es en­core loin de la vé­ri­té. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.