MAIS COM­MENT S’HA­BILLE... LA CÉ­SAR DU MEILLEUR ES­POIR FEMININ 2008 ?

DI­REC­TION LES TOITS DE PA­RIS POUR DES ESSAYAGES TRÈS COLORÉS AVEC L'AC­TRICE ET DÉ­SOR­MAIS RÉA­LI­SA­TRICE HAFSIA HERZI.

Technikart - - PREMIUM - PHO­TOS : SYL­VIE CASTIONI ASSISTANT : CLÉ­MENT BONNIER STY­LISTE : NEL­LY GONCALVES (THE ART BOARD) MAKE UP & HAIR : LAE­TI­TIA DELHAIE (AVEC LES PRO­DUITS BY TER­RY)

Plus de dix ans après La Graine et le Mu­let, Hafsia Herzi re­trouve la ca­mé­ra d’Ab­del­la­tif Kechiche dans Mek­toub, My Love : Can­to Uno. Dans le rôle de la « ta­ta », elle dia­logue avec une nou­velle génération d’ac­teurs, dont elle fit ja­dis par­tie. Elle ra­conte cette évo­lu­tion des rôles : « C’est vrai que c’est bi­zarre quand on m’ap­pelle comme ça. D’ailleurs, dans cer­taines scènes, je leur dis : “Ar­rê­tez

de m’ap­pe­ler ta­ta.” Mais en même temps, ça s’est fait na­tu­rel­le­ment. J’ai tout de suite eu de l’af­fec­tion pour eux, j’ai eu en­vie de les protéger, de prendre soin d’eux. Le rôle de la grande soeur s’est fait dès la pré­pa­ra­tion. Je suis quel­qu’un de très ma­ter­nel et j’ai tou­jours été comme ça jus­te­ment parce que ma mère m’a eue as­sez tard, à un peu plus de qua­rante ans. On est res­tés très proches avec Ab­del­la­tif Kechiche, il est comme un père. Et quand il m’a pro­po­sé de re­tra­vailler avec lui, je ne vou­lais pas le dé­ce­voir. C’est très rare qu’il tra­vaille avec des ac­teurs deux fois. Je sais qu’il aime bien la fraî­cheur, le na­tu­rel, quand on n’est pas trop tech­nique. Et moi je suis de­ve­nue pro­fes­sion­nelle avec le temps, on va dire. Mais après les premières prises, j’ai tour­né la tête et j’ai vu qu’il avait le sou­rire. Il y a eu beau­coup d’émo­tion, c’étaient des re­trou­vailles ! On tra­vaillait, bien sûr, mais il y avait tel­le­ment de bien­veillance... De toute fa­çon, Ab­del­la­tif, c’est quel­qu’un qui adore les ac­teurs. Je n’ai ja­mais sui­vi de cours de co­mé­die, je n’ai pas de fa­mille dans le ci­né­ma, je viens de nulle part, vrai­ment. J’ai eu beau­coup de chance de ren­con­trer Ab­del­la­tif. C’est aus­si lui qui m’a don­né en­vie de réa­li­ser. Être ac­trice, ça aide pour la réa­li­sa­tion parce qu’on est sur place et qu’on ob­serve les dif­fé­rentes ma­nières de tra­vailler du réa­li­sa­teur. On voit ce qui peut fonc­tion­ner et on sait ce qu’on ne veut pas re­pro­duire : c’est la meilleure des écoles. Et ça per­met aus­si d’ai­der les autres ac­teurs à at­teindre des émo­tions. Moi qui n’étais pas pro­fes­sion­nelle à la base, j’ai dû tra­vailler sur moi. Dans mon film, qui est en cours de tour­nage, j’ai pris des ama­teurs et c’est cette ma­nière-là de tra­vailler que je leur trans­mets. J’ai tour­né une par­tie et je tourne la se­conde en juin. Mon film ra­conte l’his­toire d’une femme, dans les quar­tiers nord de Mar­seille où j’ai gran­di et où il y a beau­coup de fa­milles mo­no­pa­ren­tales. C’est un film ins­pi­ré de ma ma­man qui était femme de mé­nage. Pen­dant toute mon en­fance, je l’ai vue se le­ver tôt pour al­ler tra­vailler et ga­gner peu d’ar­gent. J’ai vou­lu rendre hom­mage à ces femmes seules, ces femmes fortes, ces gens de peu qui en valent la peine et qui m’ont ins­pi­rée toute ma vie.

BLUMARINE

ROBE POR­TE­FEUILLE ASY­MÉ­TRIQUE À IMPRIMÉ FLEU­RI EN TULLE PLUMETIS

ISA­BEL MARANT

ROBE «HAWAIIAN OXALIS» À IMPRIMÉ FLEU­RI EF­FET MÉTALLISÉ

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