TES­TEZ LE SPANISH HORROR

ET SI VOUS PROFITIEZ DE CES VA­CANCES POUR VOUS RE­FAIRE VOTRE DVD-THÈQUE ? À COM­MEN­CER PAR LE BLACK HOLLOW CAGE DU MAES­TRO DE L’ÉPOUVANTE ES­PA­GNOLE SADRAC GONZÀLES-PERELLÒN. IN­TER­VIEW EXPRESSE.

Technikart - - PREMIUM - EN­TRE­TIEN XA­VIER MA­GOT

Pour­quoi le ci­né­ma fan­tas­tique es­pa­gnol marche aus­si bien ? Sadrac Gonzàles-Perellòn : En Es­pagne, nous fai­sons des films d’hor­reur de­puis très long­temps. Dans les 70’s, on pro­dui­sait beau­coup de sé­ries B. Mais c’est vrai­ment dans les an­nées 90 que l’in­dus­trie s’est pro­fes­sion­na­li­sée en ap­por­tant un soin par­ti­cu­lier à ses pro­duc­tions. Le film Les Autres, d’Ale­jan­dro Ame­na­bar avec Ni­cole Kid­man a ou­vert la voie et a lar­ge­ment contri­bué à im­po­ser l’Es­pagne au plan mon­dial. Pen­sez-vous que ce soit cultu­rel en com­pa­rai­son avec la France ? Je ne pense pas non, c’est juste une his­toire de sur­vie en fait. Les films d’hor­reur ne coutent pas cher et n’ont pas be­soin de grands noms pour mar­cher com­mer­cia­le­ment. C’est pour ça qu’ils fonc­tionnent très bien à l’étran­ger. Blum­house aux ÉtatsU­nis en est l’exemple le plus frap­pant. En France, il y a beau­coup de ten­ta­tives in­té­res­santes. Je pense no­tam­ment à un film que j’avais trou­vé ex­tra­or­di­naire, Mar­tyrs de Pas­cal Lau­gier. Quel con­seil don­ne­riez-vous à un jeune réa­li­sa­teur ? J’en au­rais des mil­liers mais je re­pren­drais ce que m’avait dit Ta­ran­ti­no lui même il y a près de 10 ans : « Si tu as un scé­nar à peu près dé­cent, même si il n’est pas par­fait, trouve des ac­teurs cré­dibles, dé­coupe-le en cinq cha­pitres et el­lipse à mort. Ça don­ne­ra un ton co­ol qui per­met­tra à ton film d’être sé­lec­tion­né dans tous les meilleurs fes­ti­vals eu­ro­péens ». Là je me suis dit ok, y a plus qu’à ! ( DVD Ri­mi­ni Edi­tions)

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