“Un ta­bleau fi­nal qui s’an­nonce re­le­vé”

De­nis Agos­ti­ni est le di­rec­teur de l’Open de ten­nis de Caen. La 12e édi­tion se dé­roule du 9 au 12 dé­cembre.

Tendance Ouest Caen - - LA UNE - Pro­pos re­cueillis par Si­mon Abra­ham

De­nis Agos­ti­ni est le di­rec­teur de l’Open de ten­nis de Caen, qui se dé­roule du 9 au 12 dé­cembre, au Zé­nith. En­tre­tien.

C’est la dou­zième édi­tion de l’Open de Caen. Comment va le tour­noi ?

De­nis Agos­ti­ni : Au top. Cette dou­zième édi­tion s’an­nonce su­per- in­té­res­sante. Dans le ta­bleau mas­cu­lin, nous re­ce­vons une tête d’af­fiche in­édite : Da­niil Med­ve­dev. Un joueur Russe qui est dans les vingt meilleurs joueurs mon­diaux. L’Es­pa­gnol Bau­tis­ta Agut, 24e joueur mon­dial est aus­si de re­tour à Caen, tout comme Gilles Si­mon, ain­si que Be­noît Paire, un autre ha­bi­tué. Le ta­bleau fé­mi­nin ac­cueille lui aus­si de gros noms, avec la nu­mé­ro 4 mon­dial, l’Ukrai­nienne Ele­na Svi­to­li­na, te­nante du titre l’an pas­sé.

Est-ce l’édi­tion où le ta­bleau est le plus re­le­vé ?

Dans le ta­bleau fé­mi­nin, il n’y a pas pho­to, même si ce n’est que la deuxième an­née. Dans le ta­bleau mas­cu­lin, on a dé­jà eu de plus grosses têtes d’af­fiche, mais, en termes de concen- tra­tion de joueurs qui sont clas­sés dans les trente meilleurs au monde, oui, c’est la meilleure an­née. Le ta­bleau fi­nal s’an­nonce très re­le­vé.

Caen est une date as­su­ré­ment co­chée dans l’agen­da de ces spor­tifs ?

Oui to­ta­le­ment. Les joueuses et joueurs eux qui sont dé­jà ve­nus ont pris du plai­sir. Ils re­viennent ! Pre­nons l’exemple de l’Es­pa­gnol Bau­tis­ta Agut, dé­jà dans le ta­bleau les an­nées pas­sées. Il a ré­pon­du à mon SMS en quinze mi­nutes, pour re­ve­nir là, en dé­cembre. À chaque fois qu’on lui pro­pose de re­ve­nir, il dit oui. Il sait même convaincre d’autres joueurs de ve­nir avec lui à Caen.

Au­cun point ATP n’est en jeu. Ils viennent jouer à Caen pour l’ex­hi­bi­tion ?

Le terme “ex­hi­bi­tion”, ce­la fait un peu “je fais le show et je m’en vais”. L’ADN de l’Open fait que les joueurs qu’on in­vite jouent le tour­noi avec l’en­vie pro­fonde de le ga­gner. Ils le prennent comme une vé­ri­table com­pé­ti­tion ATP. Cer­tains ten­nis­mans se servent même de cet Open de Caen comme d’une vé­ri­table pré­pa­ra­tion à l’Open d’Aus­tra­lie en jan­vier, qui se joue sur la même sur­face que la nôtre.

Des joueurs peu connus peuvent jouer contre les plus grandes stars. C’est la par­ti­cu­la­ri­té du tour­noi ?

C’est vrai. Les qua­li­fi­ca­tions, qui se sont jouées en oc­tobre, re­groupent tout un pa­nel de joueurs ama­teurs. Le vain­queur peut, en ef­fet, ren­con­trer Be­noît Paire ou Da­niil Med­ve­dev dans le ta­bleau fi­nal. C’est Jules Ma­rie qui a rem­por­té les qua­lifs cette an­née. C’est le 40e joueur fran­çais. Il se­ra dans le ta­bleau fi­nal, tout comme le fi­na­liste des qua­li­fi­ca­tions Ju­lien Obry. Jouer dans un zé­nith bon­dé contre des joueurs re­nom­més est spé­cial pour eux.

Vain­queur du tour­noi en 2011, le Fran­çais Gilles Si­mon est de re­tour sur les ter­rains caen­nais cette an­née. Il oc­cupe ac­tuel­le­ment la 30e po­si­tion du clas­se­ment ATP, qui classe les meilleurs joueurs du monde.

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