Le sport en hi­ver : com­ment pro­té­ger son corps

Quand les tem­pé­ra­tures chutent, les spor­tifs sont plus ex­po­sés aux bles­sures, comme l’ex­plique le Dr Fré­dé­ric Paing.

Tendance Ouest Caen - - FORME ET BIEN-ÊTRE -

Qu’est-ce qu’une bles­sure de l’hi­ver ?

Des bles­sures mus­cu­laires et ten­di­neuses. L’en­ne­mi, ce n’est pas l’hi­ver en lui­même, c’est le froid. L’or­ga­nisme lutte en per­ma­nence pour main­te­nir une tem­pé­ra­ture cor­po­relle in­terne à 37° C, donc plus la tem­pé­ra­ture ex­té­rieure est basse, plus la lutte est rude pour l’or­ga­nisme.

Cette “lutte”, com­ment se ma­té­ria­lise-t-elle ?

“Plus il fait froid et plus le coeur doit s’em­ployer pour per­mettre aux or­ganes vi­taux d’être tou­jours fonc­tion­nels. Le rythme car­diaque aug­mente, la pres­sion ar­té­rielle aus­si, il faut donc sa­voir adap­ter son ac­ti­vi­té.”

Com­ment s’adap­ter ?

Il faut s’hydrater plus. Le froid fa­vo­rise la déshy­dra­ta­tion. La sen­sa­tion de soif qui existe du­rant les sai­sons chaudes est moins pro­non­cée l’hi­ver, on boit moins et donc, on ne sent pas la déshy­dra­ta­tion ar­ri­ver. Quand un or­ga­nisme est déshy­dra­té, le coeur a plus de dif­fi­cul­tés à tra­vailler cor­rec­te­ment.

Quelles sont les pré­co­ni­sa­tions contre le froid ?

L’ha­bille­ment. Plus on va se pro­té­ger des at­teintes du froid, moins l’or­ga­nisme de­vra pio­cher dans ses res­sources. At­ten­tion, il ne sert à rien de s’ha­biller plus, mais il faut mieux s’ha­biller. Mieux vaut por­ter de fines couches de vê­te­ments syn­thé­tiques adap­tés, plu­tôt que d’em­pi­ler les vê­te­ments trop lourds et qui vont re­te­nir l’hu­mi­di­té.

Quel ha­bille­ment idéal ?

Ne pas uti­li­ser des vê­te­ments en co­ton qui fa­vo­risent l’hy­po­ther­mie en res­tant long­temps hu­mides ! Il convient de por­ter de la fibre syn­thé­tique et les col­lants, qui couvrent une sur­face im­por­tante.

Sur le plan mus­cu­laire, plus de dan­ger en hi­ver ?

C’est avé­ré. Avec le froid, les muscles et ten­dons sont plus raides. Ils sont plus fa­ci­le­ment su­jets aux at­teintes. La sy­no­vie, le li­quide qui en­globe les ar­ti­cu­la­tions du corps, est moins abon­dant quand il fait froid. Les ar­ti­cu­la­tions sont donc plus rouillées. Les vais­seaux san­guins sont éga­le­ment im­pac­tés. Ce­la conduit à une ir­ri­ga­tion des muscles de moins bonne qua­li­té.

Il faut plus s’échauffer ?

Plus long­temps oui. Il faut s’échauffer à la tem­pé­ra­ture de pra­tique, au­tre­ment dit, ne sur­tout pas s’échauffer dans une salle si le match ou la course a lieu de­hors.

Quel que soit le sport pra­ti­qué, les bles­sures de l’hi­ver sont po­ten­tiel­le­ment pré­vi­sibles. Tout un ar­se­nal de dis­po­si­tions est ré­ser­vé à cette époque de l’an­née.

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