“Ce ter­ri­toire, c’est toute ma vie”

FRÉDÉRIC SAN­CHEZ

Tendance Ouest Rouen - - LA UNE -

Frédéric San­chez, pré­sident de la Mé­tro­pole Rouen Nor­man­die, aborde son ave­nir po­li­tique.

Une na­vette flu­viale va être tes­tée après l’Ar­ma­da. Quel est le ca­len­drier ?

“Je sou­haite ex­pé­ri­men­ter une na­vette flu­viale car nous en avons be­soin. Tra­ver­ser la Seine est un en­jeu à Rouen. Cette na­vette se­ra ex­pé­ri­men­tée pen­dant trois ans, de 2019 à 2021, pen­dant quatre mois chaque an­née (de juin à sep­tembre) et quatre jours du jeu­di au di­manche. Nous ver­rons si la tra­ver­sée est fa­cile, si elle prend du temps, s’il y a des pro­blèmes pour les per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite. Pa­ral­lè­le­ment, je compte lan­cer le concours de maî­trise d’oeuvre concer­nant la pas­se­relle pour voir quelles sont les so­lu­tions tech­niques avec les ar­chi­tectes. À l’ho­ri­zon 2021, nous pour­rons ain­si connaître les usages de chaque mode et prendre une dé­ci­sion dé­fi­ni­tive.”

En par­lant de l’Ar­ma­da, comment as­su­rer la sé­cu­ri­té avec le Pa­no­ra­ma XXL ?

“De­puis le dé­pôt du per­mis de construire du Pa­no­ra­ma XXL, il est pré­vu de construire une pe­tite es­ta­cade. Elle per­met­tra d’élar­gir les quais au droit du Pa­no­ra­ma pour fa­vo­ri­ser la sé­cu­ri­té des pié­tons. S’agis­sant du bud­get, nous sommes entre 250 000 et 300 000 eu­ros.”

Concer­nant les voi­tures, où en est le dos­sier du contour­ne­ment Est ?

“J’ai eu un ren­dez-vous avec le Pre­mier mi­nistre Édouard Phi­lippe du­rant l’été. Je lui ai fait part de mes in­quié­tudes du re­tard pris sur le pro­jet. Nous sommes dans l’at­tente de la loi sur la mo­bi­li­té qui a pris du re­tard alors que la dé­cla­ra­tion d’uti­li­té pu­blique est là et que le fi­nan­ce­ment est mo­bi­li­sé. Je plaide pour que l’ap­pel d’offres soit lan­cé sans at­tendre la loi.”

Comment comp­tez-vous agir pour amé­lio­rer la pro­pre­té ?

“La Mé­tro­pole a dé­ci­dé d’ac­qué­rir pour Rouen et d’autres com­munes dif­fé­rents vé­hi­cules pour l’en­tre­tien de l’es­pace pu­blic. Un mil­lion d’eu­ros de nou­veau ma­té­riel, comme des ba­layeuses, ont été in­ves­tis. C’est un parc mé­tro­po­li­tain que nous met­tons à dis­po­si­tion des com­munes. Avec les chan­tiers, nous al­lons li­vrer des di­zaines d’hec­tares d’es­paces pu­blics neufs et il faut qu’ils soient bien en­tre­te­nus. S’ils sont sales, c’est qu’il y a un pro­blème.”

À 18 mois des mu­ni­ci­pales, comment voyez-vous votre ave­nir po­li­tique ?

“Après trois man­dats de maire, j’or­ga­nise ma trans­mis­sion à la Ville de Pe­tit-Que­villy. Je sou­tiens dans ce cadre Char­lotte Gou­jon [ac­tuelle pre­mière ad­jointe, NDLR] qui a su ras­sem­bler au­tour d’elle. Mais je ne suis pas en mode trans­mis­sion à la Mé­tro­pole. J’ha­bite ici, je tra­vaille ici, ce ter­ri­toire c’est toute ma vie. Je pren­drai ma dé­ci­sion après l’Ar­ma­da. En 2020, j’au­rai 59 ans et ce se­ra ma der­nière op­por­tu­ni­té pour avoir un temps pro­fes­sion­nel.”

Frédéric San­chez es­père bien res­ter à la tête de la Mé­tro­pole après les élec­tions mu­ni­ci­pales de 2020.

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