Ni­co­las Ha­mo­niaux, soi­gneur ani­ma­lier au parc Bio­tro­pi­ca

Ré­fé­rent rep­tiles, am­phi­biens et pois­sons, Ni­co­las Ha­mo­niaux est l’un des cinq soi­gneurs. Le bien-être des ani­maux et leur étude sont ses prio­ri­tés.

Tendance Ouest Rouen - - PASSION - Elo­die La­val

Avec en poche un BTS d’aqua­cul­ture, Ni­co­las re­joint l’équipe des soi­gneurs de Bio­tro­pi­ca en 2014 : une vé­ri­table op­por­tu­ni­té pour ce pas­sion­né de pois­sons et de rep­tiles.

Dans les cou­lisses

C’est dans les cou­lisses du parc que Ni­co­las passe la ma­jeure par­tie de son temps lors­qu’il ne s’oc­cupe pas des ani­ma­tions. Il en­tre­tient les filtres des aqua­riums, contrôle l’hy­gro­mé­trie et les lampes UV : “Ces condi­tions doivent fa­vo­ri­ser le bie­nêtre et la re­pro­duc­tion. Par exemple, nous ra­fraî­chis­sons ac­tuel­le­ment l’en­clos des al­li­ga­tors pour qu’ils se mettent au re­pos afin de sti­mu­ler da­van­tage leur ar­deur sexuelle au prin­temps !” Les re­pas sont pré­pa­rés avec beau­coup de soin : “Les quan­ti­tés sont dé­fi­nies en fonc­tion des in­di­vi­dus et ce­la exige d’être très at­ten­tif à leurs com­por- te­ments”. Ain­si après trois mois d’in­tenses co­pu­la­tions on ser­vi­ra par exemple une proie vi­vante au py­thon ar­bo­ri­cole pour le sti­mu­ler : “Il a du mal à re­trou­ver l’ap­pé­tit après la sai­son des amours”. En cou­lisse, on trouve un in­cu­ba­teur où croissent des oeufs de ge­cko ou de cro­co­dile, une zone de qua­ran­taine pour les ani­maux af­fai­blis ou en tran­sit mais aus­si une pièce d’éle­vage ou d’adap­ta­tion ain­si que le garde-man­ger de ses pro­té­gés. “C’est un mé­tier créa­tif et sti­mu­lant mais aus­si dan­ge­reux, pré­cise-t-il, nous avons le moins pos­sible de contact avec nos bêtes, cer­taines sont agres­sives et mé­fiantes de na­ture ou d’autres ex­trê­me­ment toxiques. Ce­pen­dant, nous sommes par­fois contraints de les ma­ni­pu­ler et ce­la exige beau­coup de pré­cau­tion.” Un quo­ti­dien qui ne manque vrai­ment pas de pi­quant !

Ni­co­las Ha­mo­niaux ma­ni­pule un ca­mé­léon dans la salle d’ac­cli­ma­ta­tion. Ce­pen­dant les contacts sont ré­duits ad mi­ni­ma dans son sec­teur : cer­taines es­pèces sont par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reuses.

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