La can­di­da­ture qui di­vise

In­grid Le­va­vas­seur, tête de liste aux Eu­ro­péennes ? Une dé­ci­sion qui di­vise.

Tendance Ouest Rouen - - NORMANDIE -

Re­pré­sente- t- elle les Gi­lets jaunes ? De­puis qu’elle est of­fi­cielle, de­puis mer­cre­di 23 jan­vier, la can­di­da­ture d’In­grid Le­va­vas­seur aux élec­tions eu­ro­péennes di­vise. En ligne, l’au­teur d’une pé­ti­tion qui a re­cueilli plus de 52 000 si­gna­tures est clair : “Elle n’a pas été lé­gi­ti­mée en au­cune fa­çon par les vrais Gi­lets jaunes et vous n’êtes pas en droit, de ce fait, de vous ap­pro­prier notre mou­ve­ment ! [sic]” L’Eu­roise de 31 ans, fi­gure du mou­ve­ment de­puis le dé­but, compte pour­tant bien être tête de la liste “Ral­lie­ment d’ini­tia­tive ci­toyenne”.

“Je ne vole rien”

In­vi­tée de l’Émis­sion po­li­tique sur France 2, jeu­di 24 jan­vier, In­grid Le­va­vas­seur a aus­si été la cible d’une Gi­let jaune pré­sente dans le pu­blic. Elle lui re­proche d’avoir créé un par­ti po­li­tique, “ce n’était pas le mo­ment”, et de vou­loir “faire le buzz”. La jeune femme a ra­pi­de­ment ré­agi sur BFMTV : “Je ne vole rien, nous sommes le peuple et nous fai­sons en sorte de chan­ger les choses”. De son cô­té, Fran­çois Bou­lo, porte- pa­role des Gi­lets jaunes de Rouen, a ré­agi en di­rect dans l’émis­sion Zone Libre sur Ten­dance Ouest. Pour lui, la can­di­da­ture de la Nor­mande est “un non-évé­ne­ment”. Et de pour­suivre : “ces gens se sont ex­clus du mou­ve­ment des Gi­lets jaunes.”

79 noms à trou­ver

Sur les pages Fa­ce­book de Ten­dance Ouest, les avis sont par­ta­gés entre ceux qui s’op­posent à cette can- di­da­ture à coups de com­men­taires hai­neux et vio­lents, ceux plus mo­dé­rés et ceux qui y sont fa­vo­rables. “Tout le monde veut ti­rer la cou­ver­ture à soi”, écrit par exemple Ber­trand. “Honte à elle de por­ter un gi­let jaune”, s’in­surge de son cô­té Chan­tal. Pour Sté­pha­nie, “ce qui énerve c’est qu’elle agit comme les po­li­tiques ac­tuelles. Elle dé­cide de se faire sa liste sans consul­ter les Gi­lets jaunes.” En re­vanche, San­dra ne voit “pas le pro­blème jus­te­ment le peuple prend le pou­voir” et Cé­line “pense que c’est un bon dé­but [...] Si per­sonne ne nous re­pré­sente comment pou­vons nous être en­ten­dus ?”“Qu’elle tente sa chance”, conclut Na­tha­nael. In­grid Le­va­vas­seur, si elle veut me­ner son projet à terme, doit réus­sir à consti­tuer une liste de 79 noms et réunir les fonds né­ces­saires. Lun­di 28 jan­vier, Hayk Sha­hi­nyan, son di­rec­teur de cam­pagne, et Marc Doyer, co­lis­tier et an­cien du mou­ve­ment La Ré­pu­blique en marche, an­non­çaient, dé­jà, leur in­ten­tion de se re­ti­rer du projet.

In­grid Le­va­vas­seur est mo­bi­li­sée de­puis le dé­but du mou­ve­ment des Gi­lets jaunes. Ici, à Grand-Bourg­the­roulde (Eure) pour la ve­nue d’Em­ma­nuel Ma­cron.

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