L’ani­ma­teur sco­laire était de­ve­nu pré­da­teur sexuel

Tendance Ouest Rouen - - FAITS DIVERS -

Le pré­ve­nu est en­tré en con­tact avec les vic­times par son tra­vail d’ani­ma­teur dans des écoles pri­maires de Bois-Guillaume. Du 3 no­vembre 2011 au 29 mars 2012, il a pris l’ha­bi­tude de ser­rer les en­fants dans ses bras, de les ca­res­ser et d’ex­po­ser ses par­ties gé­ni­tales. Un père d’élève, qui a re­çu les confi­dences de son fils, dé­nonce l’ani­ma­teur qui se frotte à l’en­fant et se laisse al­ler à des gestes à ca­rac­tère sexuel. De nom­breux autres té­moi­gnages d’élèves dé­noncent l’at­ti­tude de l’ani­ma­teur. En­ten­du par la police, il dé­clare : “je n’ai ja­mais pen­sé à faire du mal”. Des me­sures ad­mi­nis­tra­tives ont été prises à son en­contre puis­qu’il a été tem­po­rai- re­ment sus­pen­du de ses fonc­tions.

Il per­siste dans son ob­ses­sion

Les en­quê­teurs dé­couvrent mal­gré tout qu’il a per­sis­té dans son ob­ses­sion par le biais d’échanges sur les ré­seaux so­ciaux. Lors de l’au­dience du ven­dre­di 25 jan­vier de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Rouen, le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique constate que le pré­ve­nu “n’a pas vrai­ment pris conscience du mal fait”. À l’is­sue de ses dé­li­bé­ra­tions, le tri­bu­nal le re­laxe des faits de cor­rup­tion de mi­neur mais le dé­clare cou­pable pour les faits d’agres­sions sexuelles et le condamne à trois ans de pri­son avec sur­sis.

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