Les fa­milles s’or­ga­nisent

Tendance Ouest Rouen - - NEWS -

Les pa­rents l’ont vou­lu. Ils étaient 64 % à vo­ter pour le re­tour de la se­maine de quatre jours dans les écoles rouen­naises à la ren­trée 2019, lors de la consul­ta­tion or­ga­ni­sée par la Ville. Il n’em­pêche qu’il faut dé­sor­mais s’or­ga­ni­ser, en par­ti­cu­lier pour les gardes du mer­cre­di puis­qu’il n’y au­ra plus classe le ma­tin.

Plus de places en centre

“Je ne tra­vaille pas donc je pour­rais m’oc­cu­per de ma fille”, ra­conte Va­nes­sa Jo­seph, une mère de fa­mille rouen­naise. Pour les autres, il fau­dra faire des choix. “Je suis pas­sé à 80 % pour pou­voir être pré­sente avec ma fille à la mai­son, ra­conte So­phie La­faye, in­fir­mière. Ça im­plique for­cé­ment un sa­cri­fice fi­nan­cier.” D’au­tant qu’elle ne se­ra pas as­su­rée d’ob­te­nir la to­ta­li­té de ses mercredis ce qui l’obli­ge­ra à faire ap­pel à un ba­by-sit­ter. D’autres ont pu trou­ver une place en centre de loi­sirs de la ville, même si elles sont li­mi­tées. “On se re­trouve tout de même à payer des jour­nées com­plètes en centre de loi­sirs plu­tôt que l’en­fant soit pris en charge à l’école”, ex­plique Amé­lie Le­lièvre, une autre mère de fa­mille, dé­çue de la dé­ci­sion.

La Ville de Rouen, qui avait lan­cé la consul­ta­tion, n’a pu que se plier à la vo­lon­té des vo­tants. Elle in­ves­tit tout de même 130 000 eu­ros de plus, chaque an­née, pour faire pas­ser de 800 à 1 000 le nombre de places dans ses sept centres de loi­sirs.

Cer­tains passent à 80 %, d’autres ont dû faire ap­pel aux centres de loi­sirs. Dans tous les cas, il a fal­lu s’or­ga­ni­ser.

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