La ré­ou­ver­ture par­tielle de Lu­bri­zol exa­mi­née par le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Rouen

Tendance Ouest Rouen - - ACTUALITÉS -

An­cienne mi­nistre, Co­rinne Le­page est avo­cate de l’as­so­cia­tion Rouen Res­pire qui a dé­po­sé un ré­fé­ré contre la ré­ou­ver­ture par­tielle de l’usine Lu­bri­zol.

Pour­quoi avoir dé­po­sé un ré­fé­ré contre la ré­ou­ver­ture par­tielle ?

“Nous vou­lons sus­pendre cette re­prise par­tielle d’ac­ti­vi­té tant que toutes les ga­ran­ties n’ont pas été don­nées, no­tam­ment au ni­veau du sé­rieux des études qui ont été faites, mais Rouen Res­pire n’est pas pour la fer­me­ture com­plète de Lu­bri­zol. Nous sommes dans un sys­tème aber­rant, où l’État comme Lu­bri­zol disent que tout a été vé­ri­fié et que les contrôles ont été faits, mais au­cune pièce n’a été pro­duite. Il n’y a rien. Au­cun do­cu­ment n’at­teste que la mise en de­meure a été sa­tis­faite et que les règles de sé­cu­ri­té, qui ne l’étaient pas avant l’in­cen­die, sont au­jourd’hui res­pec­tées.”

Qu’at­ten­dez-vous de la dé­ci­sion du tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif ?

“Je ne peux pas me pro­non­cer tant que la dé­ci­sion n’est pas ren­due (à l’heure où nous écri­vons ces lignes, l’au­dience al­lait dé­bu­ter, NDLR). mais je trouve que le tri­bu­nal a été ex­trê­me­ment ra­pide pour fixer une date d’au­dience puisque j’ai dé­po­sé mon ré­fé­ré le 9 jan­vier et que j’ai une date moins de trois se­maines après de­vant le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif.”

Quelle peut être l’in­fluence de cette dé­ci­sion dans les dé­ci­sions à ve­nir sur Lu­bri­zol ?

“J’es­père que, pour une fois, la san­té et la sé­cu­ri­té des ha­bi­tants l’em­por­te­ront sur les autres consi­dé­ra­tions, qui ap­pa­rem­ment ont gui­dé l’État et Lu­bri­zol, dont je constate dans la dé­fense qui a été faite de­vant le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif qu’ils ont des liens ex­trê­me­ment étroits.”

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