Avec la grève des avo­cats, le tri­bu­nal tourne au ra­len­ti

Tendance Ouest Rouen - - ACTUALITÉS -

“Sur le fond, on ne prend pas par­ti”, lance d’em­blée Gé­ral­dine Bor­da­gi, pre­mière vice-pré­si­dente du tri­bu­nal de Rouen, qui in­siste sur les re­la­tions cor­diales qui per­durent entre les ma­gis­trats et les avo­cats. Ce­ci étant dit, la du­rée du mou­ve­ment qui entre dans sa sep­tième se­maine de­vient “une source de pré­oc­cu­pa­tion pour l’or­ga­ni­sa­tion des ser­vices”. C’est au pé­nal que la grève est la plus vi­sible. Avec qua­si au­cune dé­si­gna­tion d’avo­cat com­mis d’of­fice, les pro­cé­dures en com­pa­ru­tion im­mé­diate sont presque tou­jours ren­voyées,

avec en fi­li­grane le pla­ce­ment pos­sible de la per­sonne en dé­ten­tion, “ce qui n’est pas né­gli­geable en termes d’im­pact sur les li­ber

tés in­di­vi­duelles”. Les ren­vois sont aus­si très fré­quents sur les au­diences fixées au cor­rec­tion­nel. Les af­faires se­ront alors ju­gées en oc­tobre ou no­vembre 2020, là ou le dé­lai ha­bi­tuel est au­tour d’un mois pour les ren­vois.

La grève au­ra dé­sor­mais, quoi qu’il ar­rive, un im­pact à long terme sur le tri­bu­nal.

“Les stocks sont consti­tués et les dé­lais sont ral­lon­gés”, dé­ve­loppe la ma­gis­trate.

Gé­ral­dine Bor­da­gi est la pre­mière vice-pré­si­dente du tri­bu­nal de Rouen, dont le fonc­tion­ne­ment est per­tur­bé de­puis le dé­but du mou­ve­ment des avo­cats contre la ré­forme des re­traites.

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