Une es­thé­ti­cienne de Pe­tit-Que­villy s'ap­prête à lan­cer sa gamme de pro­duits bio

Tendance Ouest Rouen - - LA NORMANDIE QUI BOUGE - Pierre Du­rand-Gra­tian

Peu sa­tis­faite par l'offre exis­tante, Laure Sel­zère tra­vaille au dé­ve­lop­pe­ment de sa propre gamme de pro­duits cos­mé­tiques bio.

L'idée a long­temps mû­ri dans l'es­prit de Laure Sel­zère, es­thé­ti­cienne de 27 ans, ac­tuel­le­ment en poste dans un sa­lon de Gaillon. Au contact de ses clientes, elle réa­lise pe­tit à pe­tit que l'in­té­rêt pour les pro­duits na­tu­rels est gran­dis­sant. “C'est une prise de conscience qui va avec les pro­blèmes en­vi­ron­ne­men­taux et éco­lo­giques. Ça s'est fait de fa­çon na­tu­relle”, ex­plique- t- elle. Lors de ses re­cherches, im­pos­sible pour elle de trou­ver des pro­duits exis­tants qui lui cor­res­pon­daient en­tiè­re­ment. Qu'à ce­la ne tienne, elle dé­cide de se lan­cer elle-même dans l'aven­ture.

Des pro­duits au lait d'avoine

“J'ai cher­ché des prin­cipes ac­tifs qui pou­vaient être in­té­res­sants pour la peau et je me suis ar­rê­tée sur le lait d'avoine.” Un élé­ment na­tu­rel qui a des vertus “pour l'hy­dra­ta­tion, pour la ré­gé­né­ra­tion, an­ti­sep­tiques aus­si pour les peaux ac­néiques”. La dé­marche en­vi­ron­ne­men­tale est au coeur du pro­jet de Laure qui sou­haite res­pec­ter le strict ca­hier des charges du la­bel Na­ture et pro­grès. “Pas de par­fum de syn­thèse, pas de conser­va­teur, res­pect des ani­maux, c'est vrai­ment très com­plet”, dé­taille-t-elle. L'en­tre­pre­neuse se rap­proche alors d'un la­bo­ra­toire du centre de la France pour dé­ve­lop­per les for­mules de ses pro­duits. Il y en au­ra sept dans la gamme de l'es­thé­ti­cienne : un lait net­toyant, une mousse net­toyante, deux crèmes, un gom­mage et deux pro­duits pour les en­fants. Le nom des pro­duits est dé­jà dé­po­sé : Der­ma­voine. “Derme pour la peau et avoine pour le prin­cipe ac­tif. Le nom a été trou­vé lors d'un re­pas de fa­mille par ma soeur. Ça a tout de suite plu à tout le monde”, sou­rit la jeune femme.

Une le­vée de fonds en avril

La phase sui­vante concerne les tests, au centre an­ti­poi­son no­tam­ment, pour éta­blir des dos­siers cos­mé­to­lo­giques sur chaque pro­duit. Une étape par­ti­cu­liè­re­ment coû­teuse. Au mois d'avril, Laure Sel­zère va donc lan­cer une cam­pagne de fi­nan­ce­ment en ligne sous la forme de pré­vente. Le con­cours Créac­tifs de la Mé­tro­pole Rouen Nor­man­die, dont elle a rem­por­té le deuxième prix, lui a dé­jà per­mis d'ob­te­nir de la cré­di­bi­li­té, de la no­to­rié­té et une pre­mière aide de 5 000 eu­ros. “Le ju­ry a été bien­veillant et a pro­po­sé des actes d'amé­lio­ra­tion. C'était une bonne sur­prise et ça a été vrai­ment en­ri­chis­sant.” Si tout se passe bien, les tests pour­ront com­men­cer dès l'été et les pro­duits pour­ront être com­mer­cia­li­sés en 2021. Des pro­duc­tions “en pe­tite sé­rie” pour com­men­cer. Car, même si Laure Sel­zère es­père pou­voir gran­dir, elle sou­haite “res­ter proche de ses consom­ma­teurs” et ne se voit pas en géante des cos­mé­tiques.

Laure Sel­zère tra­vaille au dé­ve­lop­pe­ment de sa propre gamme de pro­duits pour la peau à base de lait d'avoine.

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