JAKE GYLLENHAAL

Am­bas­sa­deur de haut vol

Vanity Fair (France) - - Portrait - BÉNÉDICTE BURGUET

Ja­mais la ré­édi­tion, la mai­son cette Car­tier an­née, n’avait de la eu lé­gen­daire d’égé­rie mas­cu­line. montre San­tos, Mais née en 1904 de la ren­contre entre Louis Car­tier et l’avia­teur Al­ber­to San­tos- Du­mont, a chan­gé la donne. « À gar­de­temps ex­cep­tion­nel, am­bas­sa­deur hors du com­mun », souffle- t- on dans les sa­lons rouge et or de la rue de la Paix. Pour su­bli­mer à l’écran ce mo­dèle ré­vo­lu­tion­naire – la pre­mière montre mo­derne à por­ter au poi­gnet –, le joaillier a choi­si Jake Gyllenhaal. Ré­vé­lé en 2005 dans Le Se­cret de Bro­ke­back Moun­tain, l’ac­teur et pro­duc­teur amé­ri­cain en­dosse dé­sor­mais le rôle de « l’homme San­tos ». « Cu­rio­si­té, dé­pas­se­ment de soi, dé­ter­mi­na­tion et en­ga­ge­ment hors pair, Jake Gyllenhaal in­carne les va­leurs por­tées par cette montre my­thique. Il est l’homme San­tos. Un homme qui va au bout des choses et n’aborde rien sans pro­fon­deur. Un homme pour qui l’hon­nê­te­té est la seule et vé­ri­table au­dace », ex­plique Ar­naud Car­rez, di­rec­teur in­ter­na­tio­nal mar­ke­ting et com­mu­ni­ca­tion de Car­tier. Un état d’es­prit qui se re­trouve aus­si dans la vi­déo de cam­pagne de soixante se­condes ima­gi­né par le réa­li­sa­teur bri­tan­nique Seb Ed­ward : « Je vou­lais créer un monde fan­tas­tique ins­pi­ré de l’es­thé­tique de Fel­li­ni (…). J’ai es­sayé de cap­tu­rer l’es­prit d’Al­ber­to San­tos- Du­mont et son ob­ses­sion pour les airs, la vi­tesse et le dan­ger », dit- il. Tour à tour ur­bain dans une rue nim­bée de brume et mo­tard fi­lant à vive al­lure, Jake Gyllenhaal n’as­pire dans

— ce film qu’à une chose : vo­ler, bien sûr.

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