Danse sans les stars

Var-Matin (Brignoles / Le Luc / Saint-Maximin) - - Détente - PH. D.

L’his­toire

Chaque été, plus de deux mille per­sonnes af­fluent de toute l’Eu­rope dans un coin de cam­pagne fran­çaise, Gen­ne­tines, près de Mou­lins (Al­liers), pour un festival à nul autre pa­reil : le Grand Bal. Pen­dant sept jours et huit nuits, ils dansent, perdent la no­tion du temps, bravent la fa­tigue et mettent à l’épreuve leur corps et leur ca­pa­ci­té à s’ou­vrir aux autres…

Notre avis

Pré­sen­té en avant-pre­mière au ci­né­ma de la plage pen­dant le Festival de Cannes, Le Grand Bal a don­né lieu à un des évé­ne­ments les plus sym­pa­thiques de l’édi­tion , avec un mé­mo­rable ba­let­ti sur le sable. Le film de Lae­ti­tia Car­ton, adepte elle-même du Grand Bal de­puis des an­nées, donne ef­fec­ti­ve­ment en­vie d’ap­prendre à dan­ser toutes af­faires ces­santes et de s’ins­crire pour la pro­chaine édi­tion. Mais ce n’est pas sa seule qua­li­té. Sur le fond, à l’heure des ré­seaux so­ciaux et du tout in­ter­net, Le Grand Bal vient rap­pe­ler que le contact phy­sique entre les êtres hu­mains est un be­soin in­né, que rien ne rem­place. Sur la forme, il donne lieu à de su­perbes images de ci­né­ma, qui rap­pel­le­ront aux ci­né­philes des scènes de bal cé­lèbres (on pense no­tam­ment à celle des Portes du Pa­ra­dis de Mi­chael Ci­mi­no). Ce n’est pas son moindre mé­rite, car on se doute bien que l’en­vi­ron­ne­ment dans le­quel se tient le festival, fait de tentes, de néons et de chaises en plas­tiques, n’est pas aus­si ci­né­gé­nique que ce­la. Réus­sir à conci­lier la por­tée di­dac­tique du do­cu­men­taire avec une forme ci­né­ma­to­gra­phique n’est pas chose ai­sée. Lae­ti­tia Car­ton (J’avan­ce­rai vers toi avec les yeux d’un sourd, Bau­doin) y par­vient, cette fois en­core, de très belle ma­nière.

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