«On a été su­per bien ac­cueillis »

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Dra­cé­nie -

Par­lez-nous de votre par­cours de ci­néaste ? Je n’ai pas fait tant de films que ça parce que c’est dif­fi­cile de trou­ver les bud­gets. Mon pre­mier « Peaux de vache » est sor­ti en . J’ai en­suite tour­né un do­cu­men­taire et un té­lé­film, puis en  «Saint-Cyr» avec Isa­belle Hup­pert, en  « Basse Nor­man­die » et en  « Sport de filles » avec Ma­ri­na Hands et Bru­no Ganz.

Qui a écrit le scé­na­rio de « Paul San­chez est re­ve­nu » ? L’idée de ce film vient d’Yves Tho­mas qui connaît bien la ré­gion et vou­lait ab­so­lu­ment tour­ner au ro­cher de Ro­que­brune. Il a ima­gi­né cette his­toire et on a écrit le scé­na­rio tous les deux. On peut aus­si par­ler de la mu­sique qui se­ra faite par John Cale du Vel­vet Un­der­ground. Il va ré­adap­ter à sa ma­nière un mé­lange de mu­siques pro­ven­çales. Je pense que ce se­ra pas mal !

Sans trop dé­voi­ler l’his­toire, faites-nous le « pitch »... Une jeune gen­darme, Ma­rion, jouée par Zi­ta Han­rot, traque un cri­mi­nel hors des clous, Paul San­chez (Laurent Laf­fite). Le ro­cher de Ro­que­brune est im­por­tant dans le film car c’est là que San­chez se cache. Toute l’his­toire se passe en six jours et re­pose sur le fan­tasme que peut vé­hi­cu­ler un fait di­vers. La presse lo­cale y est pré­sente car Ma­rion se rap­proche d’un jour­na­liste de Var-ma­tin qui re­çoit des mails du cri­mi­nel. C’est un po­lar mais pas vrai­ment, plu­tôt une tra­gi-co­mé­die.

C’est votre pre­mier tour­nage en Pro­vence ? Oui. On a ici la proxi­mi­té d’un cadre na­tu­rel ma­gni­fique, sur­plom­bant une quatre voies qui avec ses zones com­mer­ciales, ses ga­rages, sym­bo­lise la ci­vi­li­sa­tion mo­derne, la so­cié­té de con­som­ma­tion. On a donc cher­ché des dé­cors tout au­tour de Ro­que­brune et c’est à La Motte qu’on a trou­vé l’en­droit pour construire un dé­cor de gen­dar­me­rie. C’était im­pos­sible de tour­ner dans une vraie mais la gen­dar­me­rie na­tio­nale nous a quand même bien ai­dés : les ac­teurs qui jouent des gen­darmes sont par­tis en stage à la bri­gade de Fayence ou vont le faire dé­but fé­vrier, j’en a fait un moi-même dans le Tarn-et-Ga­ronne, et Zi­ta s’est aus­si en­traî­née au tir à Pa­ris avec le GIGN. Elle a fait un car­ton et ils lui ont dit qu’elle pou­vait sans pro­blème s’ins­crire comme ré­ser­viste !

La Motte, un bon choix alors ? Oui. On a été su­per bien ac­cueillis et on joue le jeu. Toute l’équipe dort dans des gîtes sur place, àLaMotte,auMuy,aux Arcs, à Ro­que­brune. On mange tout le temps au res­tau­rant même si du­rant le tour­nage, on au­ra notre can­tine sur place faute de temps. C’est sûr que c’est un peu contrai­gnant pour un pe­tit village comme La Motte et au pas­sage, je re­mer­cie les ha­bi­tants d’avoir dé­pla­cé leurs cours de l’école des arts. Et fin mars, on leur rend leur tran­quilli­té !

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