Kru­ger n’en fait pas une sa­lade

A 160 mi­nutes d’une nou­velle fi­nale, le se­conde ligne sud-afri­cain ne craint pas son ad­ver­saire du jour. Il est juste très concen­tré sur l’ob­jec­tif

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - Sports - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR PHI­LIPPE BERSIA

PVous sor­tez en­core d’une grosse séance ? On n’en a fait quel­que­sunes comme ça. On a fait une grosse se­maine pour pré­pa­rer ce match.

Ce sont les der­niers ef­forts avant le sprint ? Oui. On a bien tra­vaillé avec le pré­pa­ra­teur phy­sique et on a bien pré­pa­ré cette fin de cham­pion­nat. On s’est bien sen­ti toute la sai­son. Les mecs se dé­placent bien, jouent vite, c’est bien…

Le coup de fa­tigue de la deuxième mi­temps contre Mont­pel­lier était donc pas­sa­ger ? J’ai dé­jà ou­blié ce match. On sait que de temps en temps, une baisse de ré­gime peut sur­ve­nir dans un match. Le plus im­por­tant est de voir com­ment on ré­agit après. Vous sem­blez au­jourd’hui de plus en plus maîtres de votre jeu, et même par­fois ir­ré­sis­tibles ? On se sent bien, c’est vrai, mais ce qui compte c’est le jour du match. On doit être ca­pable de faire les bons gestes, de prendre les bonnes dé­ci­sions sur le ter­rain.

L’ex­pé­rience pré­vaut tou­jours dans les grands matches ? Oui, c’est avec l’ex­pé­rience qu’on fait les bons choix…

En tant que lea­der de la touche, vous sen­tez-vous in­ves­ti d’une mis­sion par­ti­cu­lière ? Il y a beau­coup plus que la touche dans le jeu. Il y a le tra­vail avec le bal­lon, sans le bal­lon, la ges­tion du match. Mais je sais que la touche est im­por­tante. C’est une de mes res­pon­sa­bi­li­tés. On tra­vaille bien avec Fa­brice et Juan Lobbe. On prend le temps de mettre tout ça en place…

Avec Pu­ri­cel­li, vous al­lez croi­ser un re­dou­table spé­cia­liste de la touche à Lyon ? Ce­la fait cinq ans qu’on se croise deux ou trois fois par sai­son. Il y a aus­si un bon en­traî­neur à Lyon, qui s’ap­pelle Ka­rim Ghe­zal. Je l’ai connu au Ra­cing. On sait que ce se­ra un beau dé­fi en touche. Mais pas seule­ment… Il y a d’an­ciens Tou­lon­nais à Lyon, et on est cer­tain aus­si que tout le monde va don­ner son maxi­mum.

Le Lou vous a bat­tu deux fois cette an­née, en ami­cal et à Lyon… Oui, mais je me sou­viens aus­si du der­nier match contre Lyon à Mayol. C’était un mo­ment im­por­tant de la sai­son et on l’a bien né­go­cié. Il y a eu beau­coup d’autres matches de­puis. On a même per­du à Lyon, mais on sort de quatre grands matches et ici, à Mayol, avec nos sup­por­ters…

On a l’im­pres­sion que vous êtes vrai­ment por­tés par ce pu­blic... C’est un grand plai­sir de jouer ici de­vant ces sup­por­ters. Je sais que tout le monde dans l’équipe va don­ner le maxi­mum…

Vous sou­ve­nez-vous que vous de­viez al­ler à Sale avant de vous en­ga­ger avec le RCT ? Ce­la fait trois ans… J’ai pris la bonne dé­ci­sion. Et je ne parle même pas du so­leil…

Vous se­rez donc en­core là l’an pro­chain ? C’est le pré­sident qui dé­cide, mais nor­ma­le­ment, j’ai une an­née sup­plé­men­taire en op­tion.

(Pho­to Hé­lène Dos San­tos)

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