Spec­tacle 2019 : “Lou Mis­te­riou” lève le mys­tère

Phi­lippe Le­ga­gneux, nou­veau met­teur en scène au sein de l’as­so­cia­tion mais pas in­con­nu du groupe, ré­vèle les contours du spec­tacle de l’été 2019

Var-Matin (Fréjus / Saint-Raphaël) - - La Une -

Dé­ci­dé­ment, l’as­so­cia­tion de bé­né­voles Lou Mis­te­riou, forte de dé­sor­mais 135 adhé­rents, ne cesse de prendre de l’en­ver­gure. Hier après-mi­di, dans leur salle fé­tiche de Ma­dron à La Tourde-Mare, nom­breux ont été les membres à s’en fé­li­ci­ter.

Lors de cette pre­mière réunion de l’an­née, le pré­sident Jean-Louis Cu­villier a pré­sen­té ses voeux, pro­fi­tant de cette jour­née portes ou­vertes pour faire le point en évo­quant no­tam­ment les nou­veau­tés. Par­mi celles-ci : un spec­tacle in­édit du 10 au 12 juillet, un par­te­na­riat avec le Ro­ta­ry (une par­tie des re­cettes est ré­ser­vée à des fins hu­ma­ni­taires), des ac­tions en­vi­ron­ne­men­tales (des adhé­rents se réunissent pour net­toyer les plages no­tam­ment) et l’ar­ri­vée – ou plu­tôt le re­tour – d’un an­cien membre. Après un pas­sage au sein de Lou Mis­te­riou entre 2009 et 2012, Phi­lippe Le­ga­gneux re­vient prendre en charge la mise en scène du show an­nuel. Sa grande hâte : que les ré­pé­ti­tions, le week-end pro­chain, com­mencent en­fin...

D’où ve­nez-vous ?

J’ha­bite Fré­jus de­puis . Je suis ori­gi­naire du Sud-Ouest, je suis né à Tarbes il y a  ans. Le tra­vail m’a ame­né ici !

Jus­te­ment, quel est votre mé­tier ?

Je suis for­ma­teur en ani­ma­tion. Je conduis aus­si des ate­liers de théâtre sur Fré­jus et je suis co­mé­dien pro­fes­sion­nel. Je tourne ici avec une troupe.

Vous êtes le nou­veau met­teur en scène, mais vous con­nais­sez bien la mai­son !

C’est vrai. Le pre­mier contact avec Lou Mis­te­riou re­monte à , où je suis ar­ri­vé d’abord pour faire de la fi­gu­ra­tion. Mais comme l’as­so­cia­tion a été sou­dai­ne­ment en manque d’un met­teur en scène, j’ai pu ap­por­ter mon aide. J’ani­mais dé­jà des ate­liers théâtre à cette époque, je connais­sais bien la par­tie. Donc j’ai ac­cep­té avec plai­sir. Le spec­tacle s’est bien pas­sé, même si c’était la pre­mière fois que j’as­su­rais la mise en scène d’un spec­tacle de cette en­ver­gure, avec son et lu­mière et his­to­rique. J’ai en­chaî­né quatre an­nées, jus­qu’à fin .

Un bon sou­ve­nir ?

Ces quatre an­nées ont été une belle et grande ex­pé­rience pour moi. Ça a été très en­ri­chis­sant. Au­jourd’hui, quelques an­ciens me connaissent. C’est chouette de re­nouer des liens avec de vieux ca­ma­rades et d’ap­prendre à connaître de nou­velles per­sonnes.

Pour­quoi alors être par­ti à ce mo­ment-là ?

Il fal­lait que je fasse un choix, j’avais pas mal d’op­por­tu­ni­tés. Et c’est éprou­vant d’avoir à gé­rer une cen­taine de per­sonnes sur scène, ce­la pen­dant quatre ans. Je com­men­çais à avoir beau­coup de tra­vail, no­tam­ment avec les ate­liers de théâtre et les for­ma­tions qui me pre­naient du temps. J’ai donc quit­té à re­grets Lou Mis­te­riou. Mais je ne suis pas par­ti en froid, on s’est sé­pa­ré à l’amiable (rires).

Je n’ai ja­mais vrai­ment rom­pu les liens.

Quelle a été votre ré­ac­tion quand on vous a re­con­tac­té ?

J’ai pas mal ré­flé­chi. Je vou­lais voir si je pou­vais m’in­ves­tir plei­ne­ment, car c’est pre­nant et ce­la de­mande pas mal de temps. Je suis aus­si, par ailleurs, sur la mise en scène du spec­tacle his­to­rique des Mé­dié­vales des Arcs. Il m’a fal­lu es­ti­mer la dose de tra­vail au to­tal... Mais une fois que j’ai pu y voir clair dans mon agen­da, j’ai eu grand plai­sir à ac­cep­ter la pro­po­si­tion de l’as­so­cia­tion, et pou­voir ain­si per­pé­tuer les spec­tacles gran­dioses à Fré­jus !

Com­ment se­ra ce nou­veau spec­tacle ?

Dé­jà, le thème est nou­veau. On va mettre les femmes à l’hon­neur, celles qui ont fait Fré­jus. Sur six ta­bleaux, pour six époques dif­fé­rentes, de l’époque ro­maine jus­qu’à la tra­gé­die de Mal­pas­set, on met en évi­dence et en va­leur six femmes qui fait de Fré­jus ce que la ville est au­jourd’hui. Le tout mê­lé par une his­toire en fil rouge as­sez no­va­teur, d’une ma­chine qui per­met de voya­ger dans le temps et de re­vivre dif­fé­rentes époques. Une ma­chine qui est aux mains de per­sonnes bien­veillantes, mais qui peut éga­le­ment tom­ber entre de mau­vaises mains...

Les ré­pé­ti­tions com­mencent dans une se­maine. Une pe­tite ap­pré­hen­sion ?

Ce n’est pas de l’ap­pré­hen­sion. Quand on est met­teur en scène, on se met aus­si au de­vant de la scène, donc on a tou­jours le trac. Mais sur­tout, j’ai hâte !

Avez-vous chan­gé de­puis votre pre­mier pas­sage ?

Des an­nées en plus, oui (rires). J’ai en­gran­gé de l’ex­pé­rience, de la ma­tu­ri­té. Je suis à l’écoute de chaque bé­né­vole. C’est vrai qu’ils viennent tous avec une en­vie par­ti­cu­lière – cer­tains par­ti­cipent aux dif­fé­rentes com­mis­sions, d’autres s’oc­cupent des dé­cors, de la danse... Et je veux vrai­ment es­sayer de tra­vailler en com­mu­nion avec tout le monde pour faire au fi­nal un très beau spec­tacle qui plaise au pu­blic. En­suite, je sou­haite bien me ser­vir du concept son et lu­mière.

Qu’est-ce que le nou­veau spec­tacle au­ra de plus que les pré­cé­dents ?

Je ne suis pas ve­nu pour ré­vo­lu­tion­ner Lou Mis­te­riou. Car ça a très bien mar­ché jus­qu’à main­te­nant. Je veux sim­ple­ment conti­nuer à le faire évo­luer.

Le fil rouge, par exemple, va être dif­fé­rent, un peu plus mys­tique. His­toire de faire ve­nir un pu­blic plus large en­core. La trame du scé­na­rio de­vrait in­té­res­ser les jeunes avec quelque chose qui leur parle. Pas mal d’ac­tion, mais aus­si de beaux textes, re­tra­vailler sur le son et lu­mière... Ce se­ra un nou­veau scé­na­rio, donc ce se­ra une sur­prise pour moi aus­si. Vous en sau­rez plus dans les mois àve­nir!

‘‘ Je ne suis pas ve­nu pour ré­vo­lu­tion­ner Lou Mis­te­riou. Sim­ple­ment le faire évo­luer ”

(Pho­to Phi­lippe Ar­nas­san)

Après une ab­sence de six an­nées, Phi­lippe Le­ga­gneux est de re­tour.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.