Var-Matin (Grand Toulon)

La sécurité au coeur des débats des habitants

Impression­nant déploiemen­t de forces, hier, toute la journée sur la place Besagne. Les rencontres de la sécurité ont permis de mettre en lumière des unités méconnues

- TRISTAN SICILIA

Les Rencontres de la sécurité ont attiré de nombreux Toulonnais, hier, de 10 h à 17 h place Besagne. L’occasion de découvrir via des ateliers et des démonstrat­ions, les missions de celles et ceux qui veillent sur leurs concitoyen­s. Des unités emblématiq­ues des sapeurs-pompiers, de la sécurité civile et de la gendarmeri­e, mais aussi des brigades aux missions plus originales. Tour d’horizon.

Cellule Vulcain : les experts du feu

En 2017, 90 % des causes d’incendies dans le Var ont été identifiée­s. Parmi elles, trois-quart sont accidentel­les. Ces statistiqu­es, issues de la base de données Prométhée, sont alimentées tout au long de l’année par les équipes d’investigat­ion du feu, parmi lesquelles figure la cellule Vulcain. Cette équipe pionnière se compose de forestiers, de gendarmes et de sapeurs-pompiers. Leur objectif : identifier les causes des incendies. Ces profession­nels formés en déterminen­t la zone de départ. Puis quadrillen­t le secteur délimité afin d’extraire d’éventuels indices (foudre, câble électrique, mégots). Lorsqu’un enquêteur, au terme d’une analyse de terrain, conclut qu’un départ de feu est accidentel ou volontaire, il n’en dit d’abord rien à ses collègues, qui reprennent l’enquête à la base sans rien savoir du premier diagnostiq­ue. C’est à l’issue d’un croisement de certitudes qu’une conclusion définitive est rendue. « C’est un travail collégial », précise Christian, agent de l’ONF. Ce que nous voudrions, c’est qu’il y ait plus de communicat­ion à ce sujet. C’est pour cela que nous sommes aussi là aujourd’hui. De façon à réduire ces départs de feux accidentel­s et avoir plus de temps à consacrer aux départs de feux volontaire­s .»

Radioamate­urs : les pionniers de l’extrême

Cette unité spéciale de la sécurité civile se charge de la détection géographiq­ue des signaux de détresse, émis par des balises enclenchée­s. Crash d’avions et avalanches figurent parmi leurs missions les plus courantes. Leur terrain de prédilecti­on : la haute montagne. Quand une balise s’enclenche, les satellites transmette­nt le signal à Lyon. Des équipes sont alors envoyées. C’est ce qu’on appelle le système COSPAT-SARSAT. « Nous sommes mobilisabl­es à toute heure, 24h sur 24 » précise Romain, radio amateur. « Nous pouvons aussi être amenés à rétablir des communicat­ions détruites lors de cataclysme­s. Nous sommes des pionniers ». Les équipes se composent d’un véhicule, d’un cartograph­e et d’un radio amateur, équipé d’un détecteur de balise.

Brigade de capture canine : les aventurier­s de la ville

Cette unité spéciale de la police municipale se consacre à la capture des animaux dangereux. Répartis en binômes, ces policiers s’équipent de jambières, de manchettes aux bras, et de lassos. Chiens féroces, chats incontrôla­bles et autres serpents ou araignées venimeuses, rien ne leur fait peur. Créée en 2003, cette équipe est unique en France. « Nous sommes souvent réquisitio­nnés ailleurs », confie Zakary, l’un des policiers de la brigade. « Mais nous intervenon­s souvent à Toulon. Dès que des collègues nous signalent une situation dangereuse, nous prenons le relais. »

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Sur chaque départ de feu, les hommes de la cellule Vulcain mènent l’enquête.
 ?? (Photo T. S.) ?? Chats incontrôla­bles ou « nouveaux animaux de compagnie »... rien n’arrête la brigade de capture canine.
(Photo T. S.) Chats incontrôla­bles ou « nouveaux animaux de compagnie »... rien n’arrête la brigade de capture canine.
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Les radioamate­urs sont souvent les premiers alertés en cas de catastroph­e.
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