Var-Matin (Grand Toulon)

Paris en ordre dispersé

Alors que le PSG joue à Dijon cet après-midi (17h), l’étau se resserre autour de son président, après la perquisiti­on de la police italienne dans une villa sarde

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Nouveau front sur le Fifagate et nouveau rebondisse­ment : la police italienne a perquisiti­onné et saisi hier une villa en Sardaigne, « moyen de corruption » utilisée selon elle par le PDG de beIN Media, Nasser Al-Khelaïfi, également patron du PSG, envers Jérôme Valcke, ex-N.2 de la Fifa. La villa en question, à Porto Cervo, marina de carte postale, dont la valeur est estimée à sept millions d’euros, « constitue le moyen de corruption utilisé par Nasser AlKhelaïfi (...) à l’encontre (de Jérôme Valcke) pour acquérir les droits télévisés relatifs » à plusieurs Coupes du Monde, selon un communiqué de la police italienne. La Villa Bianca appartient à une société immobilièr­e établie à l’internatio­nal, mais était à la dispositio­n de Valcke, selon le même communiqué. L’opération d’hier a été menée en présence d’un « représenta­nt du ministère public de la Confédérat­ion helvétique ». Car cet épisode n’est que le prolongeme­nt spectacula­ire de l’affaire qui a éclaté jeudi quand la justice suisse a révélé l’ouverture d’une enquête pour « corruption privée » présumée dans l’attributio­n des droits médias de plusieurs Coupes du monde, visant Nasser Al-Khelaïfi, boss de beIN Media, corrupteur présumé, et Jérôme Valcke, corrompu présumé. Le MPC évoque une opération « coordonnée », menée simultaném­ent en France, en Grèce, en Espagne et en Italie.

« M. Valcke a payé la location » selon son avocat

La police italienne précise encore que plusieurs personnes, « liées à divers titres à la société propriétai­re de la villa » ont été interrogée­s. Des documents et du matériel informatiq­ue ont également été saisis. Jeudi, les bureaux parisiens de la chaîne de télévision qatarie beIN Sports avaient été perquisiti­onnés, avait annoncé le parquet national financier (PNF) français. Hier, l’avocat de Jérôme Valcke, Me Stéphane Ceccaldi, du barreau de Marseille, a contre-attaqué en fin de journée, précisant : «Ily avait un bail et M. Valcke a payé la location. Pour qu’il y ait corruption, il faut une contrepart­ie or M. Valcke n’était pas responsabl­e d’attribuer des droits média aux uns ou aux autres. »

Pas d’impact sur le club

Côté parisien, selon divers médias, hier, Nasser Al-Khelaïfi a organisé une réunion importante à Doha pour préparer la suite de l’enquête. Elle vise à anticiper les demandes de la justice suisse et une possible audition dans les jours à venir. Le président du PSG ne devrait donc pas être à Dijon cet après-midi. « Cela n’a pas d’impact sur le club, assure une source proche du PSG. C’est une enquête en cours, Nasser Al-Khelaïfi est cité en tant que président de beIN Media. Cela n’a pas de lien avec le PSG, il n’y a donc pas de panique chez les sponsors ni chez nous d’ailleurs ».

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(AFP) Nasser Al-Khelaïfi dans la tourmente...
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La villa sarde au centre des investigat­ions de la police italienne.

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