Var-Matin (Grand Toulon)

Tony Yoka remet ça

Le champion olympique 2016 dispute ce soir au Zénith de Paris, son deuxième combat profession­nel, face à l’Américain Jonathan Rice (30 ans)

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Tony Yoka, en quête de gloire chez les profession­nels après son titre olympique en 2016, dispute aujourd’hui au Zénith de Paris son deuxième combat profession­nel, nouvelle étape dans son plan en quatre ans pour devenir le premier Français champion du monde des poids lourds. Le boxeur, qui fait preuve d’une grande confiance en son talent, se rêve en successeur de Mohamed Ali - son fils, né début août, se prénomme d’ailleurs Ali mais pas question pour autant de s’y voir trop vite.

Classé e mondial

« Il ne faut pas brûler les étapes », martèle Yoka, 25 ans, 201 cm pour 109 kg, classé 138e mondial, raillé pour le choix de son premier adversaire, l’Américain Travis Clark, bien peu menaçant sur le ring début juin. « Avec mon classement actuel, quelle légitimité auraisje à demander un combat à Anthony Joshua (champion du monde poids lourds WBA, IBF et IBO, ndlr) ?» ,interroge-t-il. Pour ce deuxième test en six rounds, il affronte un autre second couteau, l’Américain Jonathan Rice, 30 ans, 1m96 pour 125kg, droitier, classé 98e mondial avec 10 combats à son actif (7 victoires, 2 défaites, 1 nul). « On fait un grand bond dans le classement, assure tout de même la nouvelle star française de la boxe. C’est un gros frappeur. L’opposition sera beaucoup plus forte ». Après le KO infligé à Clark dès la deuxième reprise d’un combat prévu en six, faut-il de nouveau s’attendre à une issue expéditive ? « Le but n’est pas de les mettre KO, assure Yoka. Je viens pour la gagne. Je vais essayer de mettre en applicatio­n ce que j’ai travaillé à l’entraîneme­nt. » Avec moins de « pression » et de « crispation » qu’à ses débuts profession­nels.

Cinq ou six combats l’an prochain

La seconde passée, l’ambitieux entend vite monter en régime. « Je progresse beaucoup à l’entraîneme­nt et je veux grimper dans le classement rapidement, expliquet-il. J’aurai sans doute cinq ou six combats l’année prochaine, dont quelques-uns aux Etats-Unis », où il s’entraîne aux côtés du célèbre Virgil Hunter (qui coache également Amir Khan et Andre Ward), dans la banlieue de San Francisco. Là-bas, adieu le statut de héros national acquis à Rio. Le rêve américain se poursuivra dans l’anonymat. « Ça sera une expérience différente parce que je ne serai pas la vedette de la soirée. Je vais boxer en début de réunion. Personne ne me connaîtra », anticipe-t-il. Cette soirée parisienne verra également Souleymane Cissokho (373e mondial, 2v-0d-0n), membre de l’équipe de France de boxe aux JO-2016 et médaillé de bronze en welters, disputer son 3e combat pro en superwelte­rs contre l’Ukrainien Dmytro Semernin (428e mondial, 13v-3d-1n). La réunion sera diffusée en direct à partir de 21h par Canal+, qui a signé en janvier un contrat d’exclusivit­é avec Yoka pour une durée de quatre ans.

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Yoka avait remporté sans souci son premier combat face à Clark (KO, e).

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