Var-Matin (Grand Toulon)

Les GT remontent les couleurs

Tombé en panne sèche l’an dernier, le championna­t FFSA GT est reparti pied au plancher. La preuve : pas moins de 36 nouvelles GT4 vont animer ce week-end la finale varoise décisive

- Textes : Gil LÉON

C’était hier. Ou presque. Il y a pile un an, même mois, même endroit. À l’heure de la finale du championna­t de France des circuits, le FFSA GT manquait cruellemen­t à l’appel dans le paddock et sur la piste du Paul-Ricard. Disparu de la circulatio­n dès le printemps parce que la greffe des protos LMP3 avait échoué. C’était hier. Vraiment hier. Un vendredi de chauffe dédié aux essais libres confirmant que le championna­t de France Grand Tourisme remonte les couleurs avec vigueur. Adieu GT3, bonjour GT4 ! Le lifting opéré par la société SRO fait effet, manifestem­ent, puisque pas moins de 36 voitures et 7 marques garnissent la liste des engagés, ce weekend. « Alors qu’on tablait sur une vingtaine de concurrent­s au début, la manche d’ouverture, à Nogaro, en a réuni 30 », jubile Stéphane Ratel, le promoteur numéro 1 de la discipline qui pilote déjà de main de maître les Blancpain GT Series. « Depuis, la participat­ion va crescendo. L’avenir se présente bien car d’autres constructe­urs vont entrer dans la danse. De quoi séduire de nouvelles équipes, donc pérenniser cette catégorie GT4 en plein essor. »

Suspense en pole position

Juste après la BMW M4, baptisée au champagne de la victoire le mois dernier dans les arènes de Magny-Cours et Barcelone, et avant l’Audi R8 et la Mercedes AMG attendues au tournant 2018, c’est une Mustang GT4 affûtée par Ford Performanc­e qui lâche les chevaux pour la première fois à l’occasion de cette apothéose varoise. Une ultime échéance où le suspense trône en pole position. À double titre, qu’on se le dise ! Les couronnes Pro-Am et Am restant en effet à attribuer... En tête d’affiche, si cinq équipages peuvent encore mathématiq­uement décrocher le cocotier, le dernier combat devrait prendre la forme d’un duel. Deux points, c’est tout! Voilà l’écart infime qui sépare aujourd’hui la Ginetta G55 de Robert Consani et Benjamin Lariche, leaders sous pression, de la Porsche Cayman de Mike Parisy et Gilles Vannelet, chasseurs remontés à bloc. Autant dire que l’incertitud­e risque de planer jusqu’au terme du second sprint d’une heure programmé demain aprèsmidi. Il devrait en aller de même à l’étage inférieur. Chez les amateurs, le néophyte niçois Stéphane Tribaudini (Ginetta) tient la corde. Révélation de la saison, l’épatant vainqueur de la C2 dijonnaise compte sept longueurs d’avance sur Georges Cabanne et Fabien Michal (Ginetta), ses voisins de

stand au sein du team gardois Classic & Modern Racing.

D’autres couronnes à coiffer

Quant aux épreuves de support, pour la plupart, elles couronnero­nt aussi leurs lauréats au Castellet. Côté F4, Victor Martins, le champion du monde OK-Junior 2016 (karting), entend achever sa première campagne en monoplace aussi fort. Pour cela, il lui faudra résister à l’assaut d’Arthur Rougier, 2e à 5 points. Même tension dans les rangs de la Porsche Carrera Cup France où Julien Andlauer est talonné par Joffrey de Narda, 2e à 6 unités ! Grosses bastons en perspectiv­e...

 ??  ?? Pendant que la Ginetta de Consani-Lariche (en haut, à gauche) et la Porsche de Parisy-Vannelet (à droite) se disputent le titre, une Ford Mustang agrandit la famille GT, ce week-end au Castellet. (Photos Eric Damagnez)
Pendant que la Ginetta de Consani-Lariche (en haut, à gauche) et la Porsche de Parisy-Vannelet (à droite) se disputent le titre, une Ford Mustang agrandit la famille GT, ce week-end au Castellet. (Photos Eric Damagnez)

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