Pa­rées au dé­col­lage

À éga­li­té après les deux pre­mières ren­contres, Va­roises et Azu­réennes dis­putent un match d’ap­pui ce soir. Une par­tie qui per­met­tra de sa­voir quelle équipe s’en­vo­le­ra vers les de­mi-fi­nales

Var-Matin (Grand Toulon) - - Sports - LAURENT SE­GUIN

Dans pré­ci­sé­ment trois jours, elles n’au­ront qu’à le­ver la tête au ciel pour aper­ce­voir les acro­bates vo­lants de la Red Bull Air Race qui se­ront au­des­sus de Cannes. Mais d’ici là, les filles du Cannet at­ter­rissent ce soir dans le Var où elles vont croi­ser d’autres vol­ti­geuses, ha­bi­tuées à dé­col­ler bien au­de­là des 2,24 mètres d’un fi­let qui doit les dé­par­ta­ger de leurs ad­ver­saires. Et si on ne sait pas en­core de quel cô­té de ce fi­let la joie va sur­gir, sans doute tard dans la soi­rée, si au­jourd’hui le doute plane en­core sur l’iden­ti­té du club qui s’en­vo­le­ra vers les de­mi-fi­nales du cham­pion­nat à l’is­sue de ce match d’ap­pui, une chose est sûre, les Azu­réennes doivent s’at­tendre à ren­con­trer une équipe re­mon­tée comme un cou­cou. Vic­times d’un lé­ger trou d’air la veille au soir à Maillan (3-1), les filles de Bre­go­li étaient ain­si dé­jà pa­rées au dé­col­lage dès di­manche ma­tin. « C’est comme ça dans le monde pro­fes­sion­nel. Ce n’est peut-être pas en­core la norme dans le vol­ley fé­mi­nin en France, mais c’est le cas en Ita­lie», ex­pli­quait l’exi­geant en­traî­neur ita­lien du SRVVB pour ré­pondre à notre sur­prise de trou­ver son équipe à pied d’oeuvre au len­de­main d’une par­tie de plus de deux heures.

« On ne doit pas trop res­ter là-des­sus »

Et pour­tant, en­chaî­nant dé­cras­sage, bains froids pour la ré­cu­pé­ra­tion, en­traî­ne­ments et séance vi­déo, les joueuses n’ont pas per­du une se­conde pour pré­pa­rer, dès di­manche ma­tin, la ve­nue du Cannet et sans doute aus­si pour évi­ter de res­ter dans une forme de zone de tur­bu­lences après une dé­faite qui ne doit pas être per­çue comme un crash. « On ne doit pas trop res­ter là­des­sus », ju­geait Bre­go­li au len­de­main d’un re­vers à pro­pos du­quel le tech­ni­cien n’en­ra­geait éton­nam­ment pas un ins­tant. « On m’a ju­gé plus calme que d’ha­bi­tude pen­dant ce match, mais ça ne ser­vait à rien de s’éner­ver. J’ai beau­coup ré­flé­chi et mes joueuses ont fait deux bons sets. Au­cune des deux équipes n’au­ra d’ailleurs d’as­cen­dant psy­cho­lo­gique. À la ri­gueur, les filles du Cannet se­ront sur l’eu­pho­rie, mais nous au­rons l’avan­tage de la salle », pré­ve­nait ce­lui qui te­nait au pas­sage à re­mer­cier la cen­taine de sup­por­ters ra­phaë­lois pré­sente sa­me­di au Cannet. « J’ai été ca­pable de les pi­quer par le pas­sé quand ils ne nous sou­te­naient pas as­sez à mon goût, mais là, ça fait du bien de voir que ça bouge en­fin à Saint-Ra­phaël et je tiens à les sa­luer. »

« On tra­vaille pour ça de­puis août »

Des sup­por­ters que Lies­bet Vin­de­vo­ghel comp­tait elle aus­si re­mer­cier, à sa fa­çon. « On a eu beau­coup de monde avec nous au Cannet et on doit leur of­frir une belle pres­ta­tion mar­di à Pier­reC­lère », an­non­çait di­manche la joueuse du SRVVB. « Et puis on tra­vaille de­puis août der­nier pour vivre ce mo­ment-là », poin­tait celle qui re­fu­sait de se pro­je­ter au­de­là de ce ren­dez-vous. Un ren­dez-vous qui se­ra fa­ta­le­ment le der­nier de la sai­son pour l’une des deux équipes. Aux Ra­phaë­loises de faire dis­pa­raître les Azu­réennes des ra­dars. Pour leur lais­ser tout le loi­sir d’ad­mi­rer les avions de la Red Bull Race pas­ser au-des­sus du ciel can­nois le week-end pro­chain.

(Pho­to Phi­lippe Ar­nas­san)

Avec en­core  points sa­me­di der­nier à Maillan, la Belge Ka­ro­li­na Go­liat sur­vole les dé­bats cette sai­son.

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