Le Men­ton­nais Fran­çois Rat­to, en­ga­gé de  ans, mort pour la France

Var-Matin (Grand Toulon) - - Armistice De 14-18 -

Fran­çois Rat­to, né à Ro­que­brune, ha­bi­tait Men­ton, avec ses pa­rents, ou­vriers, près de la ca­serne du 27e ré­gi­ment de chas­seurs al­pins. Il était fas­ci­né par leurs mou­ve­ments de troupes. Lorsque, le 10 août 1914, le ré­gi­ment part au front, il se cache sous une ban­quette du train. Il ne se­ra dé­cou­vert qu’à Nan­cy. Là, il montre tant de dé­ter­mi­na­tion à com­battre qu’on le dé­signe « en­ga­gé vo­lon­taire ».

Le pied ar­ra­ché par un obus

C’est ain­si qu’il par­ti­ci­pe­ra aux com­bats de Dieuze, Mor­tagne, Lamth et Xer­ma­mé­nil. La guerre est atroce. Mais c’est lui qui a vou­lu y être. Le 24 no­vembre, son pied est ar­ra­ché par un obus. Quelques jours plus tard, ses pa­rents re­ce­vront une lettre de son capitaine : « Votre fils a com­bat­tu en vrai hé­ros. J’ai pu par­ler avec lui lors­qu’on l’a ra­me­né en am­bu­lance, et ayant per­du beau­coup de sang. Il s’est éteint sans souf­france et les of­fi­ciers de la Mis­sion fran­çaise ont ame­né ce brave jeune homme jus­qu’à sa der­nière de­meure. Nous avons plan­té une croix dans le ci­me­tière fran­çais à Furnes, sur la tombe où nous l’avons dé­po­sé après une cé­ré­mo­nie re­li­gieuse. Une plaque de plomb gar­de­ra le nom de ce cou­ra­geux pe­tit sol­dat de 16 ans. Je vous fais par­ve­nir, dans un pe­tit pa­quet, les seuls ob­jets dont il était por­teur... » Fran­çois Rat­to a été fait ci­toyen d’hon­neur de la ville de Ro­qu­brune-Cap Mar­tin, le 16 juillet 2018.

(DR)

Fran­çois Rat­to, une « mort exem­plaire ».

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