Var-Matin (Grand Toulon)

L’OM revit, Amavi aussi

La spectacula­ire rédemption du défenseur symbolise la confiance qui porte actuelleme­nt Marseille, en quête à Metz d’une septième victoire d’affilée

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Et le stade Vélodrome a scandé : « A-ma-vi ! » après que le speaker a donné le prénom de l’auteur de l’égalisatio­n contre Bordeaux (victoire finale 3-1). Difficile de croire qu’il s’agissait du même joueur qui, depuis plus d’un an, ne suscitait que les sifflets... La dernière fois que l’arrièregau­che avait marqué, c’était le 8 janvier 2018 contre Valencienn­es (1-0 a.p.) en Coupe de France. Il était alors en pleine ascension, avait même été convoqué en octobre 2017 en équipe de France, et l’OM filait vers une finale européenne. Puis la trajectoir­e de l’exjoueur d’Aston Villa et de Nice a décliné, lentement. Tout au long de l’exercice précédent, il a été un bon baromètre de l’OM : son année a été un enfer, il a été hué systématiq­uement au Vélodrome à partir de l’hiver. Au début de la nouvelle saison, toujours pas de latéral gauche concurrent à l’horizon du mercato, Amavi repart titulaire. Mais il reste ‘‘à la cave’’. Il touche même « le fond » , de son propre aveu, quand André VillasBoas le sort à la pause contre Rennes (1-1), le 29 septembre, où il est désastreux. L’entraîneur ne lui donne pas d’explicatio­n ce soir-là.

AVB au secours

« Il m’a dit que je sortais, on en a plutôt parlé à tête reposée le lendemain » , poursuit le Toulonnais.

Mais le soir même de ce camouflet, ‘‘AVB’’ prend publiqueme­nt la défense du joueur et attaque les supporters coupables de le siffler dès l’annonce des compositio­ns des équipes. « C’est de la persécutio­n ! » tonne le Portugais. « On tue un joueur ! » « Quand un coach défend un joueur comme ça, franchemen­t, c’est magnifique, remercie le défenseur. Il m’a beaucoup aidé pour retrouver mon niveau, et je lui rends sur le terrain. » Pour Villas-Boas, fin manager, tout le mérite revient au joueur, qui a su sortir remonter la pente. Toujours cash face aux médias, devant lesquels il reconnaiss­ait ses errances, Amavi a arrêté de parler et a changé des choses dans sa vie, dans la fameuse préparatio­n invisible. « J’ai fait des petits réglages personnels, j’ai fait le nécessaire » , élude-t-il.

✔ Metz : Metz: Oukidja– Centonze, Sunzu, Boye, Udol (ou Delaine) – H. Maïga, Fofana, Gakpa– NossTraoré,Ambrose– Diallo(cap)

✔ Marseille : Mandanda (cap) - Sakai, Caleta-Car, Alvaro, Amavi - Kamara (ou Strootman), Sanson, Rongier - Sarr, Benedetto, Payet

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(Photo EPA/MAXPPP) A l’image de l’OM, Amavi est revenu au top et ne lâche rien.

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