Tan­ne­ron, ca­pi­tale du mi­mo­sa TETXE ET PHOTOS FRAN­ÇOIS BAILLE

Per­ché sur les hau­teurs du pays de Fayence, le vil­lage est si­tué entre le Var et les Al­pesMa­ri­times. C’est le plus grand ter­ri­toire ar­bo­ré de mi­mo­sa en France. En jaune, la vie est belle !

Var-Matin (Grand Toulon) - - Magazine -

L’his­toire dé­bute vers 1880, quand le mi­mo­sa fait son ap­pa­ri­tion sur les pentes de la Croix des Gardes, à Cannes, grâce au Duc de Val­lom­bro­sa et Lord Brou­gham. De la fa­mille des mi­mo­saes, il n’a, de­puis, ces­sé de s’épa­nouir dans notre ré­gion. Le mas­sif de Tan­ne­ron est le site où il est, à ce jour, le plus re­pré­sen­té. À cette époque de l’an­née, il prend ses quar­tiers d’hi­ver où bon lui semble. Il donne de la lu­mière à une na­ture en som­meil. L’Aca­cia deal­ba­ta est l’en­fant de la Mé­di­ter­ra­née mais on en re­cense plus de 160 es­pèces dans le sud de la France. De son pou­voir ma­gique, il illu­mine la fo­rêt de mil­liers de boutons d’or.

La sai­son est à son apo­gée

Le long des routes, les arbres sont si gar­nis qu’ils baissent l’échine de­vant au­tant de ri­chesses. Les bran­chages, bleu-vert, s’en­lacent dans un cirque flo­ral sans pré­cé­dent. Ac­tuel­le­ment, la sai­son est à son apo­gée et ce­la va du­rer jus­qu’en mars. Au vil­lage de Tan­ne­ron, c’est l’ef­fer­ves­cence. On pré­pare l’ar­ri­vée des nou­veau-nés avec fer­veur. Il faut dire que le mi­mo­sa est un ras­sem­bleur. Il pas­sionne un pu­blic de tous âges qui vient l’ad­mi­rer pour sa beau­té et sa gran­deur. Le pre­mier week-end de fé­vrier sonne l’heure des fes­ti­vi­tés dans la jo­lie com­mune pro­ven­çale. Par­mi toutes les pe­tites mains qui s’af­fairent à la construc­tion des chars, il y en a d’autres qui cultivent les pré­cieux tré­sors à pom­pons jaunes.

Quand le so­leil s’in­vite à la noce

Du­rant votre jour­née sur site, il est re­com­man­dé de frap­per à la porte de Ber­na­dette et Ber­nard Vial. De­puis quatre gé­né­ra­tions, ils sont mi­mo­sistes et api­cul­teurs. Ici, le sa­voir-faire se trans­met dès la nais­sance. Sur plu­sieurs hec­tares, ils cultivent prin­ci­pa­le­ment trois va­rié­tés : le mi­ran­dole, le gau­lois et le rus­ti­ca. Le cli­mat du mas­sif est une au­baine pour la plante qui se nour­rit de son hu­mi­di­té et de son sol fer­tile. Le so­leil s’in­vite à la noce pour fi­na­li­ser une pro­duc­tion de qua­li­té. Puis viennent la ré­colte, le pas­sage en for­ce­rie et l’ate­lier de confec­tion des bou­quets.

 ki­lo­mètres de bon­heur

Ber­nard Vial : «Ce qui est beau dans le mi­mo­sa, c’est le port de la fleur, les fa­meuses boules d’or. J’aime dire que c’est la dou­ceur de la grand­mère ! L’ar­bre fas­cine, il est en­voû­tant. Il re­pré­sente aus­si des sou­ve­nirs d’en­fance pour beau­coup de per­sonnes. Pen­dant la sai­son de sa flo­rai­son, je vois dé­fi­ler le monde en­tier dans ma bou­tique ».

Pour prendre le large du­rant cette pé­riode bénie des dieux, il ne reste plus qu’a

prendre La Route du Mi­mo­sa. Dé­part im­mé­diat de­puis Bormes pour re­joindre le Rayol-Ca­na­del, Sain­teMaxime, Saint-Ra­phaël, Mandelieu, Tan­ne­ron, Pé­go­mas et Grasse. Soit 130 ki­lo­mètres de bon­heur vi­suel et par­fu­mé en toute li­ber­té.

Ber­nard Vial dans son ate­lier de confec­tion de bou­quets. Il ne pra­tique que la vente di­recte. La prio­ri­té de la fa­mille, c’est de pro­duire de la qua­li­té !

Dé­cou­vrir la route du mi­mo­sa sur toute la ré­gion.

Par­tir en ran­don­née vers les crêtes de Tan­ne­ron.

La flo­rai­son est à son apo­gée jus­qu’à fin fé­vrier.

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