Chan­tier ci­toyen sur le site de la “ber­ge­rie du Dé­tras”

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Ouest-var - D. D.

De­puis plu­sieurs an­nées la com­mune d’Ol­lioules a sou­hai­té la pré­sence de La Ligue va­roise de pré­ven­tion sur son ter­ri­toire avec une aide et un ac­com­pa­gne­ment des jeunes ou fa­milles ren­con­trant tous types de dif­fi­cul­tés. C’est dans ce cadre et sous la hou­lette de la Ville qu’un chan­tier ci­toyen se dé­roule cette se­maine dans le sec­teur de La Cour­tine, avec sept jeunes vo­lon­taires, qui pro­fitent en échange d’ac­ti­vi­tés lu­diques l’après-mi­di : « C’est du don­nant-don­nant. On mène tout au long de l’an­née des ac­tions de sui­vis in­di­vi­duels. Là, l’es­prit est de tra­vailler en­semble, fa­vo­ri­ser l’en­traide et le par­tage dans un autre cadre. C’est aus­si pour eux l’oc­ca­sion de s’ap­pro­prier le pa­tri­moine de leur com­mune », pré­cise l’édu­ca­teur spé­cia­li­sé Thier­ry Mi­mou­ni. Pour cette opé­ra­tion, l’as­so­cia­tion Trem­plin ap­porte son sa­voir-faire : « Notre mis­sion est de fa­vo­ri­ser l’in­ser­tion so­ciale et pro­fes­sion­nelle, et en pa­ral­lèle de­puis plu­sieurs an­nées, on met en place des chan­tiers de ce type pour des jeunes vo­lon­taires. On a, par exemple, oeu­vré l’an der­nier sur le Canal des Ar­ro­sants » pré­cise JeanPierre Bar­giel (co­or­di­na­teur pé­da­go­gique pour Trem­plin).

« Le seul apié connu à ce jour »

Et un der­nier ac­teur par­ti­cipe plei­ne­ment à ce chan­tier : l’as­so­cia­tion des Chemins du Pa­tri­moine, pré­si­dée par Raoul Dé­cu­gis qui leur a ex­pli­qué l’his­toire de cette an­cienne ber­ge­rie du Dé­tras. Et sur­tout de cet apié(1) dé­cou­vert voi­là quelques mois par ha­sard par l’Of­fice na­tio­nal des fo­rêts. (ONF) à l’oc­ca­sion d’opé­ra­tions d’éclair­cis­se­ment et de dé­brous­saille­ment : « C’est le seul apié de la ville connu à ce jour, nous al­lons faire des in­ves­ti­ga­tions au­près des ar­chives, mais il doit da­ter du XVIIIe siècle. L’apié est en fait la mai­son d’hi­ver des abeilles », pré­cise Raoul Dé­cu­gis. Le tra­vail des jeunes va consis­ter à la mise en place d’un pe­tit sen­tier pour y ac­cé­der en sé­cu­ri­sant le sec­teur : « Ils de­vront aus­si ef­fec­tuer un gros net­toyage en en­le­vant la vé­gé­ta­tion au sein de l’apié », ajoute Raoul Dé­cu­gis. Un tra­vail phy­sique mais aus­si pas­sion­nant, car cet apié va ap­por­ter d’autres élé­ments his­to­riques sur l’or­ga­ni­sa­tion de la vie au­tour de cette an­cienne ber­ge­rie qui avait une ha­bi­ta­tion at­te­nante.

1. Mur en pierre sèche uti­li­sé pour amé­na­ger des es­paces des­ti­nés à re­ce­voir les ruches. Ce­la per­met d’em­ma­ga­si­ner la cha­leur du so­leil, de rendre ain­si les nuits moins froides, de pro­té­ger du vent, voire de la pluie.

(Pho­tos D. D.)

Raoul Dé­cu­gis (avec la cas­quette) ex­plique le rôle de l’apié et le tra­vail à ef­fec­tuer.

Cet apié a été dé­cou­vert en avril der­nier.

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