Les rep­tiles sont de sor­tie

On peut presque tou­cher du doigt les py­thons, boas et autres ser­pents faux co­rail (une quin­zaine de spé­ci­mens exo­tiques) qui sont hé­ber­gés jus­qu’au 4 no­vembre et font l’évé­ne­ment

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - La Une - JEAN-MARC VINCENTI jm­vin­cen­ti@ni­ce­ma­tin.com

Glis­sant mais pas gla­çant… Pho­biques des rep­tiles, n’ayez plus peur ! Jus­qu’au di­manche 4 no­vembre, l’éton­nante ex­po­si­tion de ser­pents exo­tiques, de va­rans et ca­mé­léons, fait l’évé­ne­ment des va­cances de la Tous­saint au parc ani­ma­lier Zoa à Sa­na­ry. Et elle vaut as­su­ré­ment une vi­site… d’Hal­lo­ween ! Dans des ter­ra­riums ins­tal­lés sous les serres du parc, une quin­zaine de spé­ci­mens se pré­lassent et glissent der­rière leur vitre. Im­pres­sion­nant ! On peut presque tou­cher du doigt des boas – dont le fa­meux constric­tor ! – des py­thons, des ser­pents faux co­rail (les vrais sont par­mi les plus ve­ni­meux au monde) aux an­neaux co­lo­rés rouges, jaunes et noirs…

Au­cun n’est ve­ni­meux

Comme l’in­dique la fiche pé­da­go­gique dé­taillée qui ac­com­pagne chaque pré­sen­ta­tion, les es­pèces mises en avant sont ori­gi­naires du Mexique, du Hon­du­ras, d’Aus­tra­lie, de Ca­li­for­nie… Mais ras­su­rez­vous. « Ce sont tous des rep­tiles qu’on ne trouve pas na­tu­rel­le­ment en France et au­cun n’est ve­ni­meux », as­sure dans un sou­rire Phi­lippe Gros­si, pré­sident de l’as­so­cia­tion her­pé­to­lo­gique et ter­ra­rio­phile de Pro­vence, ve­nu en voi­sin de Cuers. C’est la cin­quième an­née que le pas­sion­né, qui est aus­si éle­veur de rep­tiles, prête ses pré­cieux spé­ci­mens au parc ani­ma­lier avec qui un ac­cord a été pas­sé. Phi­lippe Gros­si est d’ailleurs en passe de fi­na­li­ser l’im­plan­ta­tion d’un re­fuge pour rep­tiles à son do­mi­cile de Cuers, pour le­quel il de­vrait ob­te­nir toutes les au­to­ri­sa­tions d’ici la fin de l’an­née. « Dans un pré­fa­bri­qué de 20 m2, je dis­pose d’une ca­pa­ci­té d’ac­cueil pour une cin­quan­taine de rep­tiles », glisse-t-il. Des ani­maux bles­sés ou or­phe­lins qui lui sont confiés par les gardes de l’Of­fice na­tio­nal de la chasse et de la faune sau­vage ou par les douanes au gré de leurs sai­sies, qui sont sim­ple­ment ré­cu­pé­rés par les pom­piers, ou en­core don­nés par leurs pro­prié­taires qui, dé­pas­sés, sont obli­gés de s’en sé­pa­rer. « Les pom­piers ré­cu­pèrent une di­zaine de spé­ci­mens exo­tiques tous les ans, et je re­çois aus­si beau­coup d’ap­pels té­lé­pho­niques. Mais dans ce der­nier cas, 90 % des ser­pents re­pé­rés – main­te­nant je de­mande une pho­to pour ne pas me dé­pla­cer pour rien – sont des es­pèces lo­cales et donc re­lâ­chés », ex­plique Phi­lippe Gros­si qui fait au­to­ri­té en la ma­tière et dis­pense même des for­ma­tions aux sa­peurs-pom­piers de Tou­lon ou de La Crau.

Un re­fuge unique en France

Le centre de récupération ré­gio­nal «her­pé­to-lo­gis» qu’il va ou­vrir se­ra sans doute unique en France. «Je suis dé­jà à la re­cherche d’un lo­cal plus grand, de spon­sors et de mé­cènes et je lance un ap­pel à toute com­mune qui se­rait dis­po­sée et in­té­res­sée pour nous ac­cueillir, conclut-il. Les be­soins en nour­ri­ture, en équi­pe­ment et en soins vé­té­ri­naires pour ces ani­maux sont oné­reux et quo­ti­diens». L’ap­pel est lan­cé. En at­ten­dant les rep­tiles sont en­core vi­sibles pen­dant quelques jours au parc ani­ma­lier Zoa.

(Pho­tos Luc Bou­tria)

Un boa constric­tor de belle taille pré­sen­té par Phi­lippe Gros­si…

Les dif­fé­rentes es­pèces, de toutes tailles, sont bien vi­sibles dans leur ter­ra­rium.

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