Un homme sac­cage une agence Pôle em­ploi à La Va­lette

Var-Matin (La Seyne / Sanary) - - Métropole Toulonnaise - E.M. E.M.

« Sor­tez vos gi­lets rouges (sic) ! Sor­tez vos ka­lach et cas­sez tout ! » Un homme âgé de 36 ans a lit­té­ra­le­ment pé­té les plombs, ce mar­di, dans une agence Pôle em­ploi, à La Va­lette-du-Var, dont il a fait vo­ler en éclats une porte vi­trée à coups de pied. Cet ha­bi­tant de Six-Fours n’a pas ac­cep­té d’avoir été ex­clu d’un stage de for­ma­tion (conduc­teur de poids lourds) au mo­tif qu’il était ar­ri­vé avec trois quarts d’heure de re­tard. « Je ne sais même plus ce que j’ai dit, je vou­lais juste trou­ver un em­ploi, s’est-il dé­fen­du de­vant le tri­bu­nal. Je suis per­du.» Le pré­ve­nu a fi­ni par concé­der «en­tendre des voix » et être en proie à des troubles psy­chia­triques. « Je ne sup­porte pas les mé­di­ca­ments, je veux être opé­ra­tion­nel pour tra­vailler.» Le tri­bu­nal a or­don­né une me­sure de « contrainte pé­nale » pen­dant deux ans. Les obli­ga­tions as­so­ciées à cette peine, dé­ci­dées par un ma­gis­trat ul­té­rieu­re­ment, de­vraient com­prendre une obli­ga­tion de soins. Le tren­te­naire de­vra éga­le­ment in­dem­ni­ser Pôle em­ploi à hau­teur de 786,53 eu­ros (le coût des ré­pa­ra­tions).

Un homme âgé d’une cin­quan­taine d’an­nées a été in­ter­pel­lé hier ma­tin dans les lo­caux du siège de la mé­tro­pole Tou­lon Pro­vence Mé­di­ter­ra­née, si­tué dans le quar­tier de La Rode. Vers 10 h 30, l’in­di­vi­du avait fait ir­rup­tion dans le hall d’ac­cueil de l’im­meuble, mu­ni d’un re­vol­ver, en me­na­çant de mettre fin à ses jours. Un coup de feu a même écla­té, sans faire de bles­sé. De quoi jus­ti­fier le dé­ploie­ment d’un im­por­tant dis­po­si­tif de sé­cu­ri­té dès que l’alerte a été don­née. Po­lice na­tio­nale (no­tam­ment la sec­tion d’in­ter­ven­tion), po­lice mu­ni­ci­pale, sa­peurs­pom­piers, Samu… Hu­bert Fal­co, pré­sident de la Mé­tro­pole, a bous­cu­lé son agen­da pour se rendre im­mé­dia­te­ment sur place et se te­nir in­for­mé de l’évo­lu­tion de la si­tua­tion. Le bou­le­vard Hen­ri-Fabre a ain­si été bou­clé, tan­dis que les per­sonnes pré­sentes dans le bâ­ti­ment ont été in­vi­tées à res­ter confi­nées dans les étages su­pé­rieurs. « On nous a dit de pa­tien­ter, il n’y avait au­cune ten­sion, té­moigne une vi­si­teuse. On ne s’est aper­çu de rien, ça a été hy­per bien maî­tri­sé.» L’homme a fi­ni par se rendre, vers 11 h 15, après avoir dis­cu­té avec un of­fi­cier de po­lice, a an­non­cé sur place Hen­ri Cas­tets, di­rec­teur dé­par­te­men­tal de la sé­cu­ri­té pu­blique. « Le but de notre in­ter­ven­tion a été d’iso­ler l’in­di­vi­du et de s’as­su­rer de la sé­cu­ri­té des per­sonnes pré­sentes dans le bâ­ti­ment », at-il dé­cla­ré, sa­luant au pas­sage le sang­froid des agents de sé­cu­ri­té de TPM. Se­lon les pre­miers élé­ments, le tir pour­rait avoir été ac­ci­den­tel. «Il n’a me­na­cé de s’en prendre qu’à lui-même », sou­ligne-t-on du cô­té de la po­lice et de TPM. L’homme a fait l’ob­jet d’une me­sure d’hos­pi­ta­li­sa­tion d’of­fice, tan­dis qu’une cel­lule psychologique a été ac­ti­vée à des­ti­na­tion du per­son­nel de la Mé­tro­pole. Le for­ce­né, em­ployé de la Mé­tro­pole, en­ten­dait pro­tes­ter contre une pro­cé­dure dis­ci­pli­naire dont il fait l’ob­jet, at-on ap­pris au­près du par­quet de Tou­lon. La sû­re­té dé­par­te­men­tale a été sai­sie de l’en­quête.

Le for­ce­né s’est ren­du alors que le Raid avait été aler­té.

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