Var-Matin (La Seyne / Sanary)

L’Ovni de Trans-en-Provence continue d’agiter l’imaginaire

C’était il y a un peu plus de trente ans. Un habitant du village de Dracénie se serait retrouvé nez-à-nez avec un soucoupe volante alors que le soleil se couchait. Retour sur les faits.

- R. A.

Le 8 janvier 1981, alors que le soleil se couche sur Trans-en-Provence, Renato Nicolaï, un ouvrier du bâtiment qui habite route de La Motte, affirme s’être retrouvé nez à nez avec une soucoupe volante. Une affaire prise très au sérieux à l’époque, mais qui aujourd’hui est mise à mal par de solides contradict­ions. Vers 17 heures, alors qu’il est en pleine constructi­on d’un abri en ciment sur le terrain de sa propriété, le Transian aperçoit dans le ciel un petit engin de couleur plomb, dont la forme évoque deux assiettes renversées l’une contre l’autre. Une soucoupe volante. L’objet aurait survolé sa propriété avant de se poser quelques secondes sur un chemin. Puis, très vite, la soucoupe se serait envolée, pour filer promptemen­t dans un sifflement discret. L’affaire va faire grand bruit, notamment en raison de l’enquête, menée avec sérieux

Renato Nicolaï, aujourd’hui disparu, n’a jamais vraiment avoué avoir menti.

par la gendarmeri­e d’abord, puis par le Groupe d’études des phénomènes aérospatia­ux non identifiés (Gepan). Cet organisme gouverneme­ntal officiel s’est saisi de l’affaire jusqu’à publier un rapport considéré encore aujourd’hui comme la référence incontourn­able en matière d’étude « scientifiq­ue » du phénomène Ovni. Et pourtant, ce document fait désormais l’objet de sérieuses remises en question.

Des traces au sol jusqu'à la fiabilité du témoignage en passant par le sérieux des prélèvemen­ts réalisés 40 jours après l’observatio­n : tout un faisceau d’indices permet aujourd’hui de donner du crédit à la thèse du canular.

La thèse du canular

Le Gepan, devenu entretemps le Geipan (Groupe d’études et d’informatio­n sur les phénomènes aérospatia­ux non identifiés), n’a toutefois jamais revu sa position initiale. À savoir qu’il s’agit là « de la première fois qu’une étude biochimiqu­e et biophysiqu­e confirme la descriptio­n très précise d’un témoin quant au lieu et la date de l’atterrissa­ge du phénomène », ainsi que le formule Michel Bounias, biochimist­e mandaté alors par l’organisme. Aujourd’hui disparu, Renato Nicolaï n’a jamais vraiment avoué un quelconque mensonge dans ses propos. Tout juste a-t-il parfois émis des propos énigmatiqu­es laissant place à l’interpréta­tion…

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(Photo archives Christophe Chavignaud)

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