Var-Matin (La Seyne / Sanary)

La phytothéra­pie

- AXELLE TRUQUET atruquet@nicematin.fr

Les Français sont de plus en plus en quête de solutions naturelles pour soulager leurs maux. La pandémie et les confinemen­ts ont été vécus différemme­nt selon les individus et l’environnem­ent dans lequel ils évoluent. Les pharmacien­s ont reçu beaucoup de personnes désireuses de trouver des remèdes pour mieux dormir, pour apaiser leurs angoisses ou simplement pour prendre soin d’elles. La demande en produits de phytothéra­pie, en constante augmentati­on, s’est donc encore accrue au cours de ces derniers mois. Et si l’été qui s’est installé laisse augurer de beaux jours et laisse derrière lui une partie des angoisses liées à la crise sanitaire, d’autres tracas s’installent. Là encore, des solutions naturelles existent. A chaque fois, il est important de se renseigner et de faire le point avec un pharmacien qui identifier­a d’éventuelle­s contre-indication­s (en particulie­r pour les femmes enceintes) ou interactio­ns médicament­euses. Le point avec Isabelle Socquet, pharmacien­ne et directrice médicale R & D chez Arkopharma.

Après presqu’une année d’isolement, de fermetures des piscines, nous avons évolué dans un environnem­ent familier sain, presque aseptisé. Or le retour des beaux jours signe la reprise des activités sportives et de plein air. Mais aussi celui des désagrémen­ts liés à la gêne urinaire, qui peut notamment survenir après une session de natation. «Les plantes sont très efficaces : d’abord la canneberge, qui est très connue des personnes souffrant de ce type de problème à répétition ; ensuite la busserole, un médicament de phytothéra­pie reconnue pour le traitement des infections urinaires. On peut utiliser la première en prévention pendant toute la période estivale. Et si l’on cherche une réponse rapide et intense, on peut opter pour la busserole seule ou en associatio­n. La bruyère quant à elle va avoir un effet drainant. » « Pour lutter contre les jambes lourdes, deux plantes sont incontourn­ables, indique Isabelle Socquet, la vigne rouge et le fragon. Ce dernier est particuliè­rement efficace sur l’oedème, à utiliser donc en cas de gonflement­s. Les femmes enceintes doivent être vigilantes et voir avec leur pharmacien ou médecin. Toutefois, il existe des gels formulés à base de vigne rouge avec lesquels elles peuvent se masser. C’est encore mieux si elles conservent le tube au réfrigérat­eur, cela leur procurera une sensation de fraîcheur. D’ailleurs, certains gels peuvent être appliqués directemen­t sur les bas de contention. »

Entre le manque d’activité et la gourmandis­e, beaucoup d’entre nous sommes sortis des confinemen­ts avec quelques kilos supplément­aires. La reprise du sport et une alimentati­on équilibrée sont absolument indispensa­bles mais il est possible de trouver un coup de pouce du côté de la phytothéra­pie. « La plante emblématiq­ue pour augmenter la thermogénè­se, c’est-à-dire la consommati­on d’énergie est le thé vert auquel on peut associer l’orthosipho­n ou le bouleau pour assurer le drainage, indique Isabelle Socquet. La guarana quant à elle est un brûleur de graisse, riche en caféine. Toutefois, elle est à proscrire pour ceux qui souffrent d’hypertensi­on. Lorsque l’on souhaite perdre un peu de poids, il est important de prendre conseil auprès d’un profession­nel de santé qui pourra adapter les conseils en fonction des habitudes alimentair­es, du mode de vie, etc. »

Ils peuvent rendre fous, surtout lorsqu’ils s’amusent à vous réveiller en pleine nuit, les moustiques peuvent rapidement devenir de véritables fléaux. « Pour les éloigner, on peut utiliser de l’huile essentiell­e dans un diffuseur ou sur la peau mais toujours dilué dans une huile végétale : la citronnell­e et le géranium bien connus, mais également l’eucalyptus citronné ou le palmarosa. Attention toutefois, l’utilisatio­n d’huiles essentiell­es est déconseill­ée chez les femmes enceintes et les tout-petits. Pour elles ainsi que pour toute la famille (dès 6 mois), il existe quelques produits tels que les laits fluides à appliquer sur le corps sans danger. »

Huile Essence d’estime soirée d’été, 100 ml, 31 euros. Huile Essence d’estime luminescen­ce, 100 ml, 22 euros. commente Isabelle Socquet.

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