Var-Matin (La Seyne / Sanary)

La Colombière privée de public

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Vendredi, à la veille du passage du Tour, Le Dauphiné annonçait que le col de la Colombière avait été évacué par les gendarmes. Les amateurs du Tour ont été priés de faire place nette au risque de retrouver voitures et camping-cars à la fourrière. Cette initiative a fortement déplu.

Si Julian Alaphilipp­e et Pierre Latour ont été en difficulté, Guillaume Martin (en tête ci-dessus) et Aurélien Paret-Peintre (dans sa roue) ont animé l’étape. Ils ont fait partie de la bonne échappée.

Que retenir de la journée des Français ? Hier, ils n’ont pas tous été à la fête. Présents dans l’échappée de la journée, Guillaume Martin et Aurélien Paret-Peintre ont été les Tricolores les plus en vue. Bien accompagné­s aux avant-postes par leurs compatriot­es, Bruno Armirail (Groupama-FDJ) et Kenny Elissonde (Trek).

« J’avais coché cette étape, j’avais envie d’être acteur de la course,

Paret-Peintre, lui aussi, visait une victoire d’étape.

« J’ai réussi à trouver l’ouverture. Je pensais que ça allait être un peu moins long pour sortir, a avancé le coureur d’AG2R-Citroën. L’étape a été disputée à une vitesse folle (38,6 km/h de moyenne pour le vainqueur Pogacar, NDLR), c’était impression­nant toutes les bosses qui se sont enchaînées… »

Alaphilipp­e lâché

Comme Martin, le Haut-Savoyard a payé ce rythme d’enfer.

« Dans le final, l’enchaîneme­nt Romme-Colombière a été très difficile et je pense que tout le monde avançait au mental. Il m’a manqué des jambes. Je me suis bien accroché mais voilà ça s’est fait à la pédale. Le plus fort a gagné. Je visais l’étape, puis je me suis accroché au maximum pour me replacer un petit peu au général. »

En parlant du général, les deux Bleus ont fait un joli

“Ok,

j’étais complèteme­nt hors sujet quand je pensais à l’annonce du parcours du Tour, qu’il était trop classique. A quelle magnifique édition assiste-t-on. Preuve, s’il le fallait, que ce sont bien les coureurs qui décident. Bravo messieurs, c’est un régal, et il reste deux semaines !”

Romain Bardet, hier sur Absent cette année sur la Grande Boucle, l’Auvergnat se régale devant sa télé.

bond en avant. Respective­ment 30e (Martin) et 32e (Paret-Peintre) avant le départ d’Oyonnax (Ain), les voilà revenus aux portes du Top 10. Ce matin, ils pointent aux 12e et 13e rangs, à plus de 7 minutes de l’irrésistib­le Pogacar.

Pour trouver trace d’un premier Français au général, il faut regarder du côté de Groupama-FDJ et David Gaudu. Le Breton est 9e à 5’52’’ du Slovène. Hier, il s’est bien battu pour finir dans la roue de Richard Carapaz.

De son côté, Julian Alaphilipp­e a bu la tasse. Comme le Belge Wout van Aert (Jumbo), le champion du monde s’imaginait reprendre le Maillot Jaune à van der Poel, mais il n’a pas eu les jambes pour le faire. Vainqueur au Grand-Bornand en 2018 et premier Tricolore au général hier matin (7e), le trublion des Deceuninck a cédé lorsque le groupe des favoris a explosé à 32 bornes de l’arrivée. Au classement, ‘‘Alaf’’ a dégringolé jusqu’à la 23e place.

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