Var-Matin (La Seyne / Sanary)

Des particulie­rs mesurent la qualité de l’air

Le collectif Air83 entend prêter gratuiteme­nt, aux volontaire­s, des appareils permettant de jauger la pollution atmosphéri­que. L’idée est de compléter les données officielle­s.

- MA.D. mdalaine@nicematin.fr Comment participer

On le sait, la qualité de l’air à Toulon laisse parfois à désirer. En cause, notamment : la circulatio­n routière et le trafic maritime qui génèrent une pollution atmosphéri­que couvée par la météo et la situation géographiq­ue de la ville.

On le sait… mais reste encore à comprendre précisémen­t l’ampleur et la mécanique du phénomène. C’est le sens des campagnes de mesures menées par l’associatio­n AtmoSud, agréée par le ministère de l’Environnem­ent (lire ci-dessous). C’est le sens aussi de la démarche lancée plus récemment par Air83. Regroupant cinq structures militant dans le champ de l’écologie (1), ce collectif entend faire participer les citoyens aux mesures de la qualité de l’air. Spécifique­ment celui respiré aux plus près des ferries et autres bateaux de croisière. Comment ? En mettant gratuiteme­nt à dispositio­n des volontaire­s de petits capteurs de pollution connectés.

L’appareil est prêté pendant un an

« On veut se servir des habitants pour engranger davantage de données, explique André Trédé, à la tête du collectif. L’idée est de multiplier les points de mesure, de construire un maillage suffisamme­nt pertinent pour comprendre les sources de pollution, et évaluer plus spécifique­ment celle qui émane de l’activité portuaire. » Toujours d’après André Trédé, il ne s’agit pas de remettre en cause le travail d’AtmoSud, financée pour partie par les pouvoirs publics, mais de le compléter. « Ils font du bon boulot, insiste le président. Mais on ne peut pas se contenter de la station de mesure qu’ils ont installée sur le port. » Concrèteme­nt, ceux qui souhaitent participer à cette

« action citoyenne » se feront prêter pendant un an un capteur portatif de modèle Flow 2 ou Air Beam. Les données collectées seront ensuite centralisé­es, en connectant régulièrem­ent l’appareil à un smartphone. Ensuite seulement, une phase d’analyse sera conduite avec la plus grande « rigueur scientifiq­ue ».

« La subvention de la Dreal

(2) que nous venons d’obtenir rend possible cette campagne », précise André Trédé. Lequel espère bien que l’Agence régionale de santé ou la Région suivront. Et qu’un maximum de personnes participer­ont à l’opération, dont les enseigneme­nts seront diffusés sur un site internet dès cet automne.

1. Ce collectif regroupe les associatio­ns suivantes : UDVN, la Fédération Mart, ActEnergie­s, Toulon@Venir et Toulon Var Déplacemen­ts.

2. Direction régionale de l’environnem­ent, de l’aménagemen­t et du logement

Contacter le collectif Air83 à cette adresse : air83@actenergie­s.net

Aide à l’installati­on et aux télécharge­ments des données fournis par le collectif.

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(Photo DR) Si la précision des indicateur­s de pollution connectés (ici, un Flow ) est moindre que celle des appareils de surveillan­ce réglementa­ire, ils présentent l’avantage d’être moins coûteux. Et surtout, facilement utilisable par le commun des mortels.

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