Dé­si­ré Bian­co,  ans, le plus jeune tué du conflit em­barque à Tou­lon

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Armistice De 14-18 -

De­vant l’hô­pi­tal mi­li­taire Sainte-Anne de Tou­lon, se trouve une sta­tue à la gloire d’un en­fant, Dé­si­ré Bian­co, 13 ans, consi­dé­ré comme le plus jeune « mort pour la France » de la guerre 14-18. Cet en­fant né à Mar­seille, qui pas­sa à Tou­lon une par­tie de sa courte vie, s’em­bar­qua le 2 mai 1915, se­crè­te­ment, dans la cale du na­vire mi­li­taire La France, qui quit­tait le port de Tou­lon. Il en était à sa troi­sième ten­ta­tive clan­des­tine de re­joindre le front. Les deux fois pré­cé­dentes, il s’était glis­sé dans des trains mi­li­taires mais avait été dé­cou­vert et ra­me­né chez lui.

Ins­tinct hé­roïque

Cette fois, c’est la bonne ! Il est par­ti pour les Dar­da­nelles. Lorsque, le 6 mai, il ar­rive sur le ter­rain des opé­ra­tions, il est trop tard pour qu’on le ren­voie en France. Il est confié à la tu­telle d’un sol­dat nom­mé Louis Ni­co­las. Le 8 mai, on va at­ta­quer le fort de Se­dul-Bahr, sur la pé­nin­sule de Gal­li­po­li en Tur­quie. Louis Ni­co­las or­donne à Dé­si­ré de res­ter ca­ché dans sa tran­chée. Mais lui, pous­sé par son ins­tinct hé­roïque, sort de terre, sabre au clair, et s’élance en hur­lant de toute la puis­sance de sa voix d’en­fant : « En avant ! » Il se­ra aus­si­tôt ba­layé par un tir de mi­trailleuse. Avec l’ac­cord du gé­né­ral Joffre, il se­ra ci­té à l’ordre de l’ar­mée. Le pré­sident de la Ré­pu­blique, Gas­ton Dou­mergue, lui at­tri­bue­ra le titre de« plus jeune poi­lu mort pour la France ».

(DR)

Il s’est em­bar­qué clan­des­ti­ne­ment pour les Dar­da­nelles dans le port de Tou­lon.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.