 : le gé­né­ral tou­lon­nais Guille­min re­prend du ser­vice

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Armistice De 14-18 -

En 1917, la France, dans la tour­mente mi­li­taire et po­li­tique, ap­pelle le gé­né­ral Lyau­tey (fu­tur ma­ré­chal) à la tête de son mi­nis­tère de la Guerre. Ce­lui-ci, pen­sant que l’ave­nir de la guerre se fe­ra dans le ciel, dé­cide de ren­for­cer la lutte aé­rienne. Aus­si crée-t-il une di­rec­tion de l’aé­ro­nau­tique. Il la confie à un gé­né­ral tou­lon­nais, Amé­dée Guille­min (1860-1941). Ce­lui-ci doit co­or­don­ner son ac­tion avec la Ma­rine et les ar­mées al­liées. Ce­la ne du­re­ra que cinq se­maines car, le 17 mars, le gou­ver­ne­ment d’Aris­tide Briand, consti­tué trois mois plus tôt, est ren­ver­sé.

Tour­nant dé­ci­sif

Le 20 mars, le gé­né­ral Guille­min doit quit­ter ses fonc­tions mais est fait com­man­deur de la Lé­gion d’hon­neur pour ser­vice ren­du. À 57 ans, pas ques­tion de s’en­dor­mir sur ses lau­riers ! Il dé­cide donc de re­par­tir sur le ter­rain. Il prend le com­man­de­ment de la 131e di­vi­sion d’in­fan­te­rie. En juillet 1918, il par­ti­ci­pe­ra à la deuxième ba­taille de la Marne, tour­nant dé­ci­sif dans l’is­sue de la guerre. En sep­tembre, il part à la conquête d’un nou­veau sec­teur dans les Vosges, entre la val­lée de la Weiss et celle de la Lauch. Le 11 no­vembre 1918, il était en train de pré­pa­rer une nou­velle of­fen­sive sur Dieuze lors­qu’in­ter­vint le ces­sez-le-feu. La guerre était fi­nie. Le gé­né­ral tou­lon­nais avait eu sa part dans la vic­toire…

(DR)

Il re­part au com­bat après avoir aban­don­né la di­rec­tion de l’aé­ro­nau­tique au mi­nis­tère de la Guerre.

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