Paul Mon­tel, le ma­thé­ma­ti­cien ni­çois qui a fait pro­gres­ser les tanks

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Armistice De 14-18 -

Tous les hé­ros ne sont pas sur le ter­rain. Il y a ceux qui, dans leurs bu­reaux, par leur science et leur tra­vail, font avan­cer la guerre et gagnent des ba­tailles. Lors­qu’en 1915, à Pa­ris, le dé­pu­té ma­thé­ma­ti­cien Paul Pain­le­vé, fu­tur mi­nistre des Ar­mées, consti­tue une « di­rec­tion des in­ven­tions in­té­res­sant la Dé­fense na­tio­nale », il in­vite le ma­thé­ma­ti­cien ni­çois Paul Mon­tel à y par­ti­ci­per. Né en 1876 à Nice, Paul Mon­tel a ac­com­pli ses études au ly­cée Mas­se­na, a été très vite ap­pe­lé à en­sei­gner à la Sor­bonne à Pa­ris. Il est l’une des au­to­ri­tés scien­ti­fiques du pays et de­vien­dra pré­sident de l’Aca­dé­mie des Sciences.

« Bandes de rou­le­ment »

À la « di­rec­tion des in­ven­tions », il s’at­taque à deux su­jets : l’étude de l’ar­tille­rie en­ne­mie et l’amé­lio­ra­tion des chars d’as­saut. Pour éva­luer les ca­pa­ci­tés de l’ar­tille­rie al­le­mande, il consti­tue des « tables de tir », se ba­sant sur une étude des sons émis par les armes et de la tra­jec­toire des pro­jec­tiles. Pour les chars d’as­saut, il amé­liore le dé­pla­ce­ment de ces en­gins qui, à l’époque, avancent sur des rails dé­ployés au fur et à me­sure de­vant eux. Il crée des « bandes de rou­le­ment » qui abou­ti­ront au sys­tème des che­nilles. C’est ain­si que les nou­veaux chars d’as­saut font leur mo­deste ap­pa­ri­tion au Che­min des Dames en avril 1917, puis s’im­posent en no­vembre à la ba­taille de Cam­brai. Par ses cal­culs, le ma­thé­ma­ti­cien ni­çois fait avan­cer l’ar­mée du fu­tur.

(Pho­tos DR)

Les chars d’as­saut amé­lio­rés par Mon­tel ap­pa­raissent sur le front en .

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