Conseil mu­ni­ci­pal re­por­té : la co­lère n’est pas re­tom­bée

Re­por­té faute de quo­rum, le conseil mu­ni­ci­pal se tien­dra fi­na­le­ment mar­di 4 dé­cembre, à la Bas­tide Pi­san. Mais un jour après, l’op­po­si­tion n’a pas dé­co­lé­ré

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - FLO­RIAN DALMASSO fdal­mas­[email protected]­ce­ma­tin.fr

A nnu­lé et re­por­té mer­cre­di soir, le conseil mu­ni­ci­pal de­vait, dans un pre­mier temps, se te­nir lun­di à 19 h 30. Fi­na­le­ment, ce se­ra mar­di, à 18 h. Et le pre­mier ma­gis­trat, Marc-Etienne Lan­sade, se­ra bien de la par­tie: «Je vais abré­ger mes va­cances et ren­trer pour ce conseil de mar­di. Pour rap­pel, j’avais ac­cep­té de faire les séances à 19 h 30 pour ar­ran­ger cer­taines per­sonnes de l’op­po­si­tion quant à leurs obli­ga­tions pro­fes­sion­nelles. Mais là, pas ques­tion. Pour des sou­cis d’éco­no­mie, je ne vais pas payer des fonc­tion­naires en heures sup­plé­men­taires pour des ga­mi­ne­ries de l’op­po­si­tion. Pas ques­tion. »

Dix ab­sences…

Cô­té Eric Mas­son, pre­mier ad­joint et maire d’un soir mer­cre­di, on os­cille entre in­com­pré­hen­sion et dé­cep­tion : « C’est quand même dé­so­lant de voir tout un groupe d’op­po­si­tion se le­ver pour évi­ter le quo­rum. Sur­tout que sur ce conseil, il n’y avait pas de dé­li­bé­ra­tions qui al­laient réel­le­ment bou­le­ver­ser la com­mune. Mais bon.» Pour­tant, mer­cre­di soir, c’est bel et bien la ma­jo­ri­té, elle-même, qui s’est mise en porte à faux. Sur les 23 membres, seuls 13 étaient pré­sents. Le quo­rum, nombre mi­ni­mum d’élus pour que le conseil se tienne, s’élève à 15. Pro­blème, deux conseillers de la ma­jo­ri­té, pré­vus comme pré­sents, n’ont donc don­né au­cun pou­voir. En cas d’ab­sence, ils ne pou­vaient être re­pré­sen­tés. Et c’est ce qui s’est pas­sé. Compte te­nu de cette si­tua­tion, l’op­po­si­tion a pré­fé­ré tout bon­ne­ment prendre ses af­faires et par­tir, an­nu­lant ain­si le conseil. Un constat qu’An­tho­ny Gi­raud, par­mi les membres de l’op­po­si­tion, dé­plore : « C’est hal­lu­ci­nant. L’équipe ma­jo­ri­taire est mise en mi­no­ri­té. Nor­ma­le­ment, même sans op­po­si­tion, le quo­rum doit être at­teint. Là, on re­marque qu’ils ont be­soin de nous pour te­nir un conseil. Ce ré­sul­tat prouve bien un je-m’en­fou­tisme criant de la ma­jo­ri­té pour les Co­go­li­nois. »

... dont une très re­mar­quée

Mais mar­di, pour le match re­tour, les conseillers d’op­po­si­tion comptent bien se faire en­tendre, et cette fois­ci lors d’un vrai conseil. Mi­chel Dal­la­ri le confirme: « Nous avions tra­vaillé les dos­siers et nous avions des ques­tions. Toutes ces re­marques, nous les fe­rons bien évi­dem­ment quand le conseil se tien­dra. Nous se­rons là, en­core et tou­jours prêts. En tout cas, ce qui est quand même drôle, c’est que le membre ayant fait ca­po­ter le conseil de mer­cre­di, ce n’est autre qu’Er­wan de Ker­saint-Gilly. Avec le ba­zar qu’il avait mis pour re­joindre la ma­jo­ri­té, c’est bien éton­nant ! » Pour rap­pel, l’an­née der­nière, Er­wan de Ker­saintGilly, co­lis­tier de Mi­chel Dal­la­ri au mo­ment des élec­tions, avait re­joint la ma­jo­ri­té au der­nier mo­ment, évi­tant ain­si de nou­velles élec­tions dans la com­mune. Vu le contexte du pseu­do­con­seil an­nu­lé de mer­cre­di, l’am­biance s’an­nonce as­su­ré­ment chaude, ce mar­di, au sein de la Bas­tide Pi­san. Et pas d’in­quié­tude, cette fois, puisque c’est un re­port, il n’y au­ra pas be­soin de quo­rum. De quoi ras­su­rer la ma­jo­ri­té ?

(Pho­to DR)

Mer­cre­di soir, face à l’ab­sence des membres de la ma­jo­ri­té, les six conseillers d’op­po­si­tion ont dé­ci­dé de prendre leurs af­faires et de par­tir... an­nu­lant ain­si le conseil mu­ni­ci­pal.

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